La Police fédérale a présenté lundi sa nouvelle fusion de services numériques, qui devrait garantir une plus grande efficience et une meilleure coordination entre les différents projets.
Fin décembre, le ministre de l’intérieur, Bernard Quintin (MR), a annulé un méga-contrat pour le projet I-Police, qui visait notamment la modernisation numérique. Selon la Police fédérale, le nouveau service représente désormais une étape importante de sa transformation numérique. Concrètement, le nouveau Digital Transformation Office (DTO) – un organe de coordination compétent pour le partage d’informations, l’innovation et la sécurité – fusionnera avec l’ancienne Direction de l’Information et des Ressources ICT de la police (DIR), qui gère notamment les systèmes et réseaux IT internes de la Police intégrée.
i-Police: chronique d’une mort annoncée d’un méga-contrat
Le nouveau service aura pour mission d’améliorer l’efficience du partage interne des informations, de soutenir le travail quotidien de la police et de développer des réseaux et banques de données internes. L’innovation sera également un axe prioritaire. Parmi les pistes explorées figurent une application facilitant les recherches dans les différentes zones de police, les formations aux lunettes 3D et la sécurisation de l’ensemble.
‘Grâce à notre approche, nous pourrons fournir des outils adaptés au travail quotidien de nos employés, mais aussi de ceux de la Police intégrée, notamment en cocréation avec la Police locale’, déclare à ce propos le commissaire général Eric Snoeck.
En décembre, le ministre Quintin a résilié le méga-contrat relatif au projet de numérisation I-Police. Ce projet aurait permis à la police de centraliser et d’accéder aux données de quelque quatre-vingts applications et banques de données sur une plateforme unique. Quintin a entre-temps adressé une mise en demeure à Sopra Steria, le développeur français en charge du projet de numérisation.