Depuis le 1er janvier, la facturation électronique via la plateforme Peppol est obligatoire dans notre pays. Les chiffres d’adoption continuent certes d’augmenter, mais il semble y avoir un grand écart entre les différentes régions.
Depuis le début de cette année, toutes les firmes belges enregistrées à la TVA sont tenues de facturer électroniquement les transactions entre entreprises. Le gouvernement propose le réseau Peppol, l’abréviation de Pan-European Public Procurement Online. Il s’agit de toutes les factures échangées directement entre les logiciels de deux entreprises. L’envoi d’une facture en PDF par e-mail ou via une plateforme n’est donc plus suffisant. Ces derniers mois, de nombreux fournisseurs de logiciels ont dû s’y préparer.
Mais toutes les entreprises ne sont pas encore prêtes à envoyer et recevoir des factures via Peppol. Les données les plus récentes de PeppolCheck.be indiquent que le nombre d’entreprises enregistrées sur le réseau a atteint 940.354 terminaux actifs. Un examen des courbes montre une belle augmentation, surtout à l’approche de la date limite, alors que les préparatifs se sont intensifiés tant chez les fournisseurs de logiciels que chez les entreprises. Mais ce qui frappe, c’est l’écart statistique entre les régions. Les entreprises flamandes ont pris une longueur d’avance grâce à une attention antérieure portée à l’intégration numérique et à une obligation précoce dans le cadre des marchés publics, tandis que le taux d’adoption à Bruxelles et en Wallonie reste relativement plus faible. Un regard sur la carte belge l’illustre parfaitement. Les tons verts représentent un taux d’adoption de 75 pour cent ou plus du côté flamand, tandis que du côté wallon et bruxellois il est de 65 pour cent ou moins.

Codabox et Billit
La concentration du marché autour de quelques grands fournisseurs de points d’accès est un facteur déterminant dans ce déploiement. CodaBox arrive en tête avec plus de 261.000 enregistrements, suivie par Billit et Storecove, chacune gérant environ 147.000 connexions.
Le SPF Finances avait précédemment déjà annoncé que durant les trois premiers mois de cette année, il appliquerait une période de tolérance pour les organisations qui ne sont pas encore en règle. Attention: cela ne s’appliquera qu’aux entreprises pouvant démontrer qu’elles se sont préparées à temps. Par la suite, les entreprises risquent d’être sanctionnées.