Le fondateur d'Orqua se lie à 3D Consulting

04/01/10 à 11:00 - Mise à jour à 10:59

Source: Datanews

David Van Waesberghe, l'un des fondateurs de l'ancienne Orqua (désormais Centric), revient dans le secteur ICT en prenant une participation majoritaire dans l'anversoise 3D Consulting.

David Van Waesberghe, l'un des fondateurs de l'ancienne Orqua (désormais Centric), revient dans le secteur ICT en prenant une participation majoritaire dans l'anversoise 3D Consulting.

Avec David Van Waesberghe, c'est un personnage haut en couleur qui réintègre le secteur belge de l'ICT. Celui-ci vient en effet de prendre une participation de 80% dans la société anversoise 3D Consulting dont il devient le CEO et le président du conseil d'administration. Ce prestataire de services ICT a été fondé en 2008 par Kelly Lauwrijs et Marie-Jeanne Salaert. La société emploie quelque 30 informaticiens et compte des clients dans divers secteurs (public, finance, industrie, ...).

Van Waesberghe (qui fêtera sous peu son 36e anniversaire) avait créé Orqua en 1998 en compagnie de son ex-femme Nancy Steels. Cette société avait été reprise début 2006 par la néerlandaise Centric qui, en 2007, nous valait un feuilleton à rebondissements dans le cadre du rachat d'Apem. Van Waesberghe avait été invité à assurer la transition, mais décidait en novembre de quitter l'entreprise et le secteur ICT, déçu. Il allait alors s'occuper de sa société immobilière Castello Rioja

"Jusque septembre dernier, je ne pensais pas revenir un jour, confie Van Waesberghe. Mais après avoir revu quelques personnes de l'époque, l'idée a refait son chemin." Dans le secteur, d'aucuns affirment cependant que Van Waesberghe avait déjà un pied dans la place chez 3D Consulting. "Il y avait un grand malentendu dans la mesure où il s'agit d'anciens collaborateurs d'Orqua et où l'entreprise est installée dans l'un de mes bâtiments. Mais il y a d'autres sociétés ICT qui occupent des locaux dont Castello Rioja est propriétaire."

Van Waesberghe entend faire de 3D Consulting le "numéro un". "Nous ne devons pas nous sous-estimer. J'entrevois de véritables opportunités en cette période de crise. Le secteur ICT a toujours été gâté: il était facile de gagner beaucoup d'argent, ce qui a rendu les gens paresseux." Son ambition est de faire grandir la société pour atteindre une centaine de collaborateurs d'ici la fin de l'année. Contrairement à la période Orqua, la croissance externe constitue un volet important de la stratégie.

Quant à savoir s'il envisage une revente à une société de type Centric? "Je préfère ne pas m'exprimer sur le passé. Mais je peux vous dire que je ne vendrai jamais cette société. Pour être honnête, je fais ceci pour mes 2 filles. Celles-ci pourront dire non plus tard, mais je veux au moins leur laisser cette chance." Avant d'ajouter sur un ton solennel: "Je veux le faire une fois encore. La dernière société a été un chef d'oeuvre. Qui n'est pas prêt de disparaître..."

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