'Le cyber-crime coûte 490 milliards d'euros par an'

22/02/18 à 14:42 - Mise à jour à 13:03

Les délits numériques reviennent toujours plus cher à l'économie mondiale. Leurs dommages à l'échelle internationale représentent chaque année 600 milliards de dollars (quelque 490 milliards d'euros après conversion), soit quasiment 1 pour cent de l'économie mondiale. Voilà ce qui ressort d'une enquête effectuée par l'entreprise de sécurité McAfee et le cabinet d'analystes CSIS.

'Le cyber-crime coûte 490 milliards d'euros par an'

© Getty Images/iStockphoto

En 2014, les dommages s'élevaient encore à 445 milliards de dollars (plus de 360 milliards d'euros). Selon les chercheurs, les criminels font preuve de toujours plus d'inventivité. Et le seuil à franchir pour devenir soi-même un criminel est sans cesse abaissé. ''Le cyber-crime est devenu plus efficient, moins risqué, plus rentable et n'a encore jamais été aussi facile'', déclare-t-on chez McAfee.

Les banques sont les cibles favorites de la cybercriminalité, et les pouvoirs publics s'avèrent souvent les auteurs les plus dangereux, Russie en tête, selon les chercheurs. "C'est la preuve de la dextérité de ses hackers et combien ils méprisent la justice occidentale'', affirme-t-on chez CSIS. La Corée du Nord se classe à la deuxième place. Ce pays vole de l'argent virtuel et le transfère aux autorités en place. Le Brésil, l'Inde et le Vietnam sont aussi à tenir à l'oeil.

Alors que la Russie, la Corée du Nord et l'Iran lancent surtout des actions de piratage contre des institutions financières, la Chine s'occupe principalement de cyber-espionnage, toujours selon les chercheurs.

En général, ce sont les pays les plus riches qui sont les plus touchés, mais proportionnellement, les dommages sont les plus importants dans le groupe de pays venant juste après. Ils sont numériquement très actifs, mais accusent du retard au niveau de la sécurité.

Le rançongiciel ('ransomware') reste la principale arme utilisée par les cybercriminels. Ces attaques peuvent aujourd'hui aussi être effectuées sur commande sous l'appellation 'Ransomware-as-a-Service'.

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