De Backer pas opposé au partage des données personnelles avec des entreprises privées

14/06/16 à 11:55 - Mise à jour à 11:54

Le secrétaire d'Etat en charge du respect la vie privée Philippe De Backer (Open Vld) estime que les pouvoirs publics doivent pouvoir transmettre les données de santé des citoyens au secteur pharmaceutique, éventuellement contre paiement, pour autant qu'il y ait un retour vers le patient.

De Backer pas opposé au partage des données personnelles avec des entreprises privées

Philippe De Backer © BELGA

Voilà ce qu'annonce De Backer ce mardi dans le journal De Morgen et à la radio flamande. Le transfert des données peut être rendu anonyme, mais en même temps, le secrétaire d'Etat souhaite que le patient exerce davantage de contrôle sur ses données.

La piste suivie par De Backer figure dans la note politique 'Privacy' qu'il présente aujourd'hui à la Chambre. Il y évoque le pouvoir supplémentaire dévolu à la Commission vie privée, mais aussi le rôle de celle-ci dans l'évaluation des données détenues par les pouvoirs publics et susceptibles d'être partagées avec des entreprises privées. "Mais les fonds maladies disposent également de données sur leurs clients: suivent-ils une thérapie, prennent-ils des médicaments et si oui lesquels et en quelle quantité? Toutes des informations qui intéressent les firmes pharmaceutiques", selon le secrétaire d'Etat.

'A l'étranger, les mutuelles collaborent déjà'

Selon le libéral flamand, à l'étranger, les mutuelles collaborent dès à présent en vue d'améliorer le suivi thérapeutique de leurs clients au moyen d'applis. Ces possibilités doivent être examinées par la Commission vie privée. Il fait observer que de nombreux patients sont déjà prêts à transmettre leurs données. Ils le font par exemple, lorsqu'ils collaborent à des études ou à des thérapies. Pour permettre aux patients d'exercer un meilleur contrôle sur ce qui est fait avec leurs données, De Backer évoque l'utilisation d'un passeport de confidentialité reprenant les utilisateurs des différentes données.

Contre paiement

Il ne s'oppose pas à ce que les pouvoirs publics réclament de l'argent en contrepartie. La condition est que cet argent retourne vers le patient, par exemple sous la forme d'une réduction de prix des médicaments. De Backer indique aussi que l'échange de données peut également être intéressant dans l'autre sens: "Les résultats de test de certains médicaments peuvent en soi générer une nouvelle politique préventive dans les soins de santé".

(Belga/WK)

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