Le HTC Vive Cosmos est le successeur du HTC Vive lancé en 2016. L'année dernière, l'entreprise avait déjà présenté le Vive Pro visant les applications professionnelles. Le Cosmos, lui, joue pleinement la carte du consommateur-joueur et supprime dès lors un certain nombre de limites. Data News a pu tester l'appareil deux semaines durant pour peser le pour et le contre des progrès apportés.

Les spécifications

Le Cosmos ressemble très fortement à son prédécesseur, tout en étant meilleur sur le plan technologique, plus pratique et mieux fini. C'est ainsi qu'il offre une résolution de 2.880 x 1.700 pixels (1.440 x 1700 par oeil), contre 2.160 x 1.200 pixels pour l'ancienne génération. Pas de changement par contre au niveau du taux de rafraîchissement fixé à 90 Hz et du champ de vision de 110 degrés.

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L'appareil est en soi un tantinet plus léger (645 grammes contre 680), mais possède désormais un casque incorporé. Plus important encore: une meilleure répartition du poids. Le Cosmos repose encore et toujours surtout sur le front, mais paraît moins lourd que son prédécesseur.

Ce qui saute principalement aux yeux, ce sont les nouveaux contrôleurs, qui ont une forme un peu différente, qui possèdent désormais un joystick classique et qui tiennent nettement mieux dans la main. Tout cela va cependant de pair avec un inconvénient sur lequel nous reviendrons par la suite.

Un peu plus proche du sans fil

Une nouveauté agréable du HTC Vive Cosmo, c'est que l'appareil fonctionne à présent sans capteurs. Avec son prédécesseur, il fallait délimiter le domaine virtuel avec quatre capteurs, qui reconnaissaient le casque et les contrôleurs. Si cela s'avère pratique dans un vaste espace vide, ça l'est moins dans un living ou un appartement assez petit.

Le Cosmos fonctionne à l'aide de caméras à même l'appareil, qui identifient aussi les contrôleurs. De plus, un espace d'1,5 x 2 mètres suffit comme terrain de jeu. Qui dit plus grand, dit en général plus agréable, et dans le cadre de notre test, nous avons constaté que cela se vérifie parfaitement. Dès qu'on sort du terrain de jeu virtuel, on voit apparaître directement le monde réel grâce aux caméras embarquées. Le risque de rencontrer des obstacles quelque part en cours de jeu est donc nettement moindre. Les fils sont également remplacés par un seul grand câble, et le casque incorporé permet aussi de se passer d'un fil. Voilà qui rend le nouveau casque VR beaucoup plus mature.

Ce que nous apprécions en outre, c'est que le Cosmos dispose d'une 'visière'. Une fois placé sur la tête, on peut donc l'ouvrir aisément vers le haut. Cela peut paraître un détail, mais c'est particulièrement utile si, en cours de jeu, on veut revenir brièvement à la réalité, sans retirer le casque.

Ce qui est tout autant anecdotique, c'est que le Cosmos exige un peu d'accoutumance. Le casque est plus confortable que son prédécesseur, mais au début, l'une ou l'autre adaptation s'avère nécessaire pour qu'il épouse bien la tête et ce, pour permettre de jouer sans problème pendant plus d'une demi-heure. Pour ce qui nous concerne, notre première impression à propos du Cosmos n'a pas été la meilleure, mais avec un peu de doigté, les choses s'améliorent.

Le seul problème rencontré lors du réglage initial concerne la quantité de lumière. Le Cosmos éprouve des difficultés, lorsqu'il y a trop de lumière naturelle. Mais si on veut jouer (après le coucher du soleil) avec uniquement une lampe ambiante à éclairage atténué (dimmer), il fait alors trop sombre pour le Cosmos.

'Software & games'

Alors que le hardware du Cosmos progresse, on ne peut malheureusement pas en dire autant du software et ce, même si cela n'est pas entièrement imputable à HTC. Le Vive original se caractérisait par une intégration étroite avec Steam, ce qui se traduisait par un environnement virtuel assez agréable pour la sélection des jeux.

Avec le Cosmos, cela passe par Viveport, un living virtuel (avec un mini-parc adjacent), permettant toutes sortes d'expérimentations. De là, on a aussi accès aux jeux dans Steam, mais selon nous, l'ensemble n'est pas encore au point. Viveport fait en effet encore des siennes avec des jeux qui ne démarrent pas directement ou avec une fenêtre de contrôle de l'âge qui ne veut parfois pas disparaître. Ce sont peut-être des détails, mais qui gênent une expérience de jeu fluide.

Pour être complets, sachez que nous avons testé le HTC Vive Cosmos sur un processeur de trois ans d'âge Intel Core i5-660K à 3,5 GHz, carte Geforce GTX 1060 (6 Go) et 16 Go de RAM sur Windows 10 Pro. La configuration n'a pas éprouvé la moindre difficulté avec les jeux VR testés ici.

Rush © PVL

Par contre, ce qui pose problème, c'est que tous les jeux ne sont pas optimisés pour les contrôleurs du Cosmos. Dans certains cas (comme par exemple pour le jeu de défense avec arc et flèches Elven Assassin ou le manager de vol Final Approach), cela se passe très bien. Mais un jeu très simple comme Go Guess (où on se balade virtuellement dans Google Street View et où il faut deviner son emplacement) est injouable, parce qu'il affiche les anciens contrôleurs à l'écran et qu'il convient de presser des boutons qui n'existent plus ou qui se situent à d'autres endroits.

On pourrait tolérer cela d'un émulateur gratuit permettant, disons, de faire tourner d'anciens jeux Nintendo sur un PC, mais pas d'un casque valant quelques centaines d'euros. Ici, la responsabilité est partagée entre HTC et les développeurs de jeux.

Conclusion

Nos sensations sont mitigées à propos du HTC Vive Cosmo. Est-ce un appareil agréable et de qualité? Oui. Est-il meilleur que son prédécesseur? Oui à beaucoup d'égards. Mais il s'est entre-temps écoulé deux années, et nous nous devons donc de mettre la barre plus haut.

En 2016, nous nous montrions très enthousiastes au sujet du premier HTC Vive, parce que c'était le premier casque permettant de déambuler facilement. Aujourd'hui, HTC possède un appareil nettement meilleur. Mais si nous voulons être honnêtes avec nous-mêmes, à l'exception de la suppression des capteurs, l'évolution technologique est plutôt limitée.

Ce qui nous déplaît surtout, c'est le fait que pour certains jeux, les contrôleurs fonctionnent moins bien que ceux de son prédécesseur. D'un appareil moins cher, on pourrait encore accepter cette imperfection, mais quand on débourse 799 euros pour une console de jeu, on pourrait s'attendre à une expérience premium, ce qui n'est pas le cas ici.

Le prix conseillé du HTC Vive Cosmos est de 799 euros. Actuellement, HTC accorde cependant une ristourne de Noël de 100 euros et ce, jusqu'au 18 décembre. En combinaison avec un abonnement à Infinity (accès illimité à l'ensemble des jeux VR), cela atteint les 200 euros.

Le HTC Vive Cosmos est le successeur du HTC Vive lancé en 2016. L'année dernière, l'entreprise avait déjà présenté le Vive Pro visant les applications professionnelles. Le Cosmos, lui, joue pleinement la carte du consommateur-joueur et supprime dès lors un certain nombre de limites. Data News a pu tester l'appareil deux semaines durant pour peser le pour et le contre des progrès apportés.Les spécificationsLe Cosmos ressemble très fortement à son prédécesseur, tout en étant meilleur sur le plan technologique, plus pratique et mieux fini. C'est ainsi qu'il offre une résolution de 2.880 x 1.700 pixels (1.440 x 1700 par oeil), contre 2.160 x 1.200 pixels pour l'ancienne génération. Pas de changement par contre au niveau du taux de rafraîchissement fixé à 90 Hz et du champ de vision de 110 degrés.L'appareil est en soi un tantinet plus léger (645 grammes contre 680), mais possède désormais un casque incorporé. Plus important encore: une meilleure répartition du poids. Le Cosmos repose encore et toujours surtout sur le front, mais paraît moins lourd que son prédécesseur.Ce qui saute principalement aux yeux, ce sont les nouveaux contrôleurs, qui ont une forme un peu différente, qui possèdent désormais un joystick classique et qui tiennent nettement mieux dans la main. Tout cela va cependant de pair avec un inconvénient sur lequel nous reviendrons par la suite.Un peu plus proche du sans filUne nouveauté agréable du HTC Vive Cosmo, c'est que l'appareil fonctionne à présent sans capteurs. Avec son prédécesseur, il fallait délimiter le domaine virtuel avec quatre capteurs, qui reconnaissaient le casque et les contrôleurs. Si cela s'avère pratique dans un vaste espace vide, ça l'est moins dans un living ou un appartement assez petit.Le Cosmos fonctionne à l'aide de caméras à même l'appareil, qui identifient aussi les contrôleurs. De plus, un espace d'1,5 x 2 mètres suffit comme terrain de jeu. Qui dit plus grand, dit en général plus agréable, et dans le cadre de notre test, nous avons constaté que cela se vérifie parfaitement. Dès qu'on sort du terrain de jeu virtuel, on voit apparaître directement le monde réel grâce aux caméras embarquées. Le risque de rencontrer des obstacles quelque part en cours de jeu est donc nettement moindre. Les fils sont également remplacés par un seul grand câble, et le casque incorporé permet aussi de se passer d'un fil. Voilà qui rend le nouveau casque VR beaucoup plus mature.Ce que nous apprécions en outre, c'est que le Cosmos dispose d'une 'visière'. Une fois placé sur la tête, on peut donc l'ouvrir aisément vers le haut. Cela peut paraître un détail, mais c'est particulièrement utile si, en cours de jeu, on veut revenir brièvement à la réalité, sans retirer le casque.Ce qui est tout autant anecdotique, c'est que le Cosmos exige un peu d'accoutumance. Le casque est plus confortable que son prédécesseur, mais au début, l'une ou l'autre adaptation s'avère nécessaire pour qu'il épouse bien la tête et ce, pour permettre de jouer sans problème pendant plus d'une demi-heure. Pour ce qui nous concerne, notre première impression à propos du Cosmos n'a pas été la meilleure, mais avec un peu de doigté, les choses s'améliorent.Le seul problème rencontré lors du réglage initial concerne la quantité de lumière. Le Cosmos éprouve des difficultés, lorsqu'il y a trop de lumière naturelle. Mais si on veut jouer (après le coucher du soleil) avec uniquement une lampe ambiante à éclairage atténué (dimmer), il fait alors trop sombre pour le Cosmos.'Software & games'Alors que le hardware du Cosmos progresse, on ne peut malheureusement pas en dire autant du software et ce, même si cela n'est pas entièrement imputable à HTC. Le Vive original se caractérisait par une intégration étroite avec Steam, ce qui se traduisait par un environnement virtuel assez agréable pour la sélection des jeux.Avec le Cosmos, cela passe par Viveport, un living virtuel (avec un mini-parc adjacent), permettant toutes sortes d'expérimentations. De là, on a aussi accès aux jeux dans Steam, mais selon nous, l'ensemble n'est pas encore au point. Viveport fait en effet encore des siennes avec des jeux qui ne démarrent pas directement ou avec une fenêtre de contrôle de l'âge qui ne veut parfois pas disparaître. Ce sont peut-être des détails, mais qui gênent une expérience de jeu fluide.Pour être complets, sachez que nous avons testé le HTC Vive Cosmos sur un processeur de trois ans d'âge Intel Core i5-660K à 3,5 GHz, carte Geforce GTX 1060 (6 Go) et 16 Go de RAM sur Windows 10 Pro. La configuration n'a pas éprouvé la moindre difficulté avec les jeux VR testés ici.Par contre, ce qui pose problème, c'est que tous les jeux ne sont pas optimisés pour les contrôleurs du Cosmos. Dans certains cas (comme par exemple pour le jeu de défense avec arc et flèches Elven Assassin ou le manager de vol Final Approach), cela se passe très bien. Mais un jeu très simple comme Go Guess (où on se balade virtuellement dans Google Street View et où il faut deviner son emplacement) est injouable, parce qu'il affiche les anciens contrôleurs à l'écran et qu'il convient de presser des boutons qui n'existent plus ou qui se situent à d'autres endroits.On pourrait tolérer cela d'un émulateur gratuit permettant, disons, de faire tourner d'anciens jeux Nintendo sur un PC, mais pas d'un casque valant quelques centaines d'euros. Ici, la responsabilité est partagée entre HTC et les développeurs de jeux.ConclusionNos sensations sont mitigées à propos du HTC Vive Cosmo. Est-ce un appareil agréable et de qualité? Oui. Est-il meilleur que son prédécesseur? Oui à beaucoup d'égards. Mais il s'est entre-temps écoulé deux années, et nous nous devons donc de mettre la barre plus haut.En 2016, nous nous montrions très enthousiastes au sujet du premier HTC Vive, parce que c'était le premier casque permettant de déambuler facilement. Aujourd'hui, HTC possède un appareil nettement meilleur. Mais si nous voulons être honnêtes avec nous-mêmes, à l'exception de la suppression des capteurs, l'évolution technologique est plutôt limitée.Ce qui nous déplaît surtout, c'est le fait que pour certains jeux, les contrôleurs fonctionnent moins bien que ceux de son prédécesseur. D'un appareil moins cher, on pourrait encore accepter cette imperfection, mais quand on débourse 799 euros pour une console de jeu, on pourrait s'attendre à une expérience premium, ce qui n'est pas le cas ici.Le prix conseillé du HTC Vive Cosmos est de 799 euros. Actuellement, HTC accorde cependant une ristourne de Noël de 100 euros et ce, jusqu'au 18 décembre. En combinaison avec un abonnement à Infinity (accès illimité à l'ensemble des jeux VR), cela atteint les 200 euros.