Angel.me va aider les jeunes entrepreneurs à trouver des fonds

08/03/12 à 15:56 - Mise à jour à 15:56

Source: Datanews

Avec Angel.me, une nouvelle plate-forme de crowdsourcing d'après le modèle de Sonic-Angel, Bart Becks va soutenir les jeunes entrepreneurs dans leur recherche d'argent. "Le but est d'aider les jeunes entrepreneurs ayant une bonne idée à trouver le capital de départ nécessaire. Nous comptons pour ce faire sur l'apport du grand public."

Angel.me va aider les jeunes entrepreneurs à trouver des fonds

Avec Angel.me, une nouvelle plate-forme de crowdsourcing d'après le modèle de Sonic-Angel, Bart Becks va soutenir les jeunes entrepreneurs dans leur recherche d'argent. "Le but est d'aider les jeunes entrepreneurs ayant une bonne idée à trouver le capital de départ nécessaire. Nous comptons pour ce faire sur l'apport du grand public." "L'idée sous-jacente à Angel.me réside tout à fait dans le prolongement de ce que nous faisons avec Sonic-Angel et avec FilmAngel.tv, à savoir accueillir à bras ouverts des idées et des projets forts et y appliquer le crowdsourcing (externalisation ouverte)", explique Becks. "Mais nous allons dorénavant le faire aussi pour les startups. En fin de compte, nous voulons en arriver à une sorte d'écosystème. Il y a même de l'espace prévu à Bruxelles, où nous pouvons héberger et accompagner activement les starters."

Angel.me va proposer son aide de trois manières. Elle fournira un accès au capital de départ, c'est-à-dire que les jeunes entrepreneurs seront mis en contact avec des 'angel investors' et des fonds, tout en prévoyant des services de support, aussi via 'mentoring'. "Les jeunes entrepreneurs ont besoin d'un accompagnement et d'un support valables", poursuit Becks. "J'ai déjà pris contact avec pas mal de personnes et d'organisations (comme Bryo, Flanders DC et l'Agentschap Ondernemen) dans ce but, et les premières réactions sont extrêmement positives. Les entreprises et les fonds réagissent également de manière enthousiaste. Il y a de nombreuses entreprises qui souhaitent soutenir les jeunes entrepreneurs, et nous leur tendons la main. "

La plupart des entrepreneurs débutants ont besoin de quelques dizaines de milliers d'euros pour sortir des starting-blocks. "Certains projets ne nécessitent pas tellement de capital, mais quand on voit le temps que cela peut parfois prendre avant de trouver de l'argent pour ce genre de projets... Avec Angel.me, j'espère que nous pourrons récolter un solide montant en l'espace de six semaines. Et pour cela, nous comptons tant sur le grand public que sur les angels."

Pour rappel, Sonic-Angel a été tenue sur les fonts baptismaux en 2010 et a sélectionné en deux ans 20 artistes, dont 19 ont pu recueillir suffisamment d'argent pour enregistrer un album (chaque fois entre 10.000 et 50.000 euros). Sur ce que cela rapporte, un tiers va à l'artiste, un autre tiers à Sonic-Angel et le troisième tiers au public/aux investisseurs.

Il doit en être de même avec les startups technologiques retenues par Angel.me, même si la répartition sera chaque fois différente, car ce seront les initiateurs des projets qui le décideront eux-mêmes.

"Ce que nous ne pouvons pas encore faire en Belgique, ce sont de véritables transactions en actions par externalisation ouverte", ajoute encore l'entrepreneur en série qui partage son temps entre Bruxelles et LA. "Des personnes intéressées à investir 50.000 euros pour acquérir 20 pour cent de l'entreprise par exemple. Cela s'appelle le 'crowdfunding for equity'. Mais le cadre légal dans notre pays s'avère encore beaucoup trop complexe pour cela. C'est dommage, car si l'on attire ainsi des gens intéressés vers un projet, l'on peut récolter encore bien plus d'argent et, partant, soutenir encore plus d'entrepreneurs débutants."

Becks: "Aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, le 'crowdfunding for actions' est déjà autorisé. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Récemment encore, une jeune entreprise londonienne a récolté 1 million de livres sterlings par crowdsourcing. Aux Pays-Bas, une petite entreprise a ainsi pu recueillir 250.000 euros. Ce sont là de solides montants. Et aux Etats-Unis aussi, la Chambre américaine des Délégués a approuvé le 'crowdfunding for equity' jusqu'à 1 million de dollars."

"Si nous pouvions offrir à terme avec Angel.me une perspective de ce genre, cela pourrait résoudre un problème épineux pour nombre de jeunes entrepreneurs. Et dans ce cas, notre projet deviendrait intéressant aussi pour d'autres fonds existants. Ceux-ci ne devraient en effet alors plus s'occuper de capital d'amorçage (seed capital), ce qui n'est pas évident pour eux. C'est le public qui prendrait le relais."

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