Le spécialiste bruxellois du big data Real Impact Analytics recueille 12 millions d'euros

13/06/16 à 13:16 - Mise à jour à 14:01

Source: Datanews

Real Impact Analytics récolte 12 millions d'euros dans le cadre d'une première phase de capitalisation. La scale-up bruxelloise est un spécialiste en analyse de données télécoms et collabore aujourd'hui déjà avec quelques-uns des principaux fournisseurs télécoms dans le monde. Fortino Capital, la société d'investissement de Duco Sickinghe, notamment entre dans le capital de l'entreprise.

Le spécialiste bruxellois du big data Real Impact Analytics recueille 12 millions d'euros

© Real Impact Analytics

En quelques années, la bruxelloise Real Impact Analytics a réussi à se faire un nom dans le monde des logiciels d'analytique pour entreprises télécoms.

La scale-up développe des applications recherchant des liens de valeur dans les gigantesques quantités de données des entreprises télécoms. Digicel par exemple (Amérique latine) exploite la technologie pour ses campagnes de marketing personnalisées, alors qu'Airtel (Inde) utilise la géo-analytique de RIA pour accroître sa part de marché.

Real Impact Analytics collabore également avec des organisations de développement et des institutions internationales telles la Banque Mondiale, la Gates Foundation et USAID, qui utilisent les applications de la petite entreprise de logiciels pour combattre notamment des crises humanitaires comme l'épidémie zika.

Voilà aussi pourquoi le MIT a désigné l'an dernier encore le co-fondateur et CEO de RIA, Sébastien Deletaille, comme l'un des principaux innovateurs de moins de 35 ans. Plus près de chez nous, Real Impact Analytics s'est vu attribuer il n'y a guère par Innoviris le prix RISE récompensant les starters innovants dans la région de Bruxelles-Capitale.

Aujourd'hui, 120 personnes sont actives chez l'éditeur de software, qui a été créé en 2009 par Deletaille (qui avait fourbi ses armes chez McKiney) et son partenaire Loïc Jacobs van Merlen (ex-consultant en management chez Roland Berger).

Le siège central de l'entreprise se trouve à Bruxelles, mais l'on recense aussi des filiales en Afrique du Sud, en Malaisie, au Luxembourg et même au Brésil.

Phase de capitalisation

Jusqu'à cette année, RIA a crû de manière organique. L'entreprise a vu son chiffre d'affaires doubler d'une année à l'autre, et elle collabore déjà avec cinq des principaux opérateurs télécoms dans le monde. Pour pouvoir progresser (encore) plus vite, l'entreprise entérine actuellement une première phase de capitalisation de 12 millions d'euros.

Cette phase est dirigée par Fortino Capital, le fonds de l'ex-directeur de Telenet, Ducko Sickinghe, par la germano-néerlandaise Endeit Capital, ainsi que par la GIMV via son GIMV Arkiv Tech Fund II.

Cet argent devrait permettre à la scale-up de pouvoir affronter plus facilement d'importants concurrents tels IBM et SAS, et de s'ancrer davantage dans les pays asiatiques en croissance.

Fortino Capital, sous la houlette de Duco Sickinghe et de Renaat Berckmoes, a évidemment déjà développé un réseau étendu dans le secteur télécom.

"Il est manifeste que les entreprises qui utilisent correctement les 'big data', engrangent plus de bénéfice", affirme Sickinghe. "La technologie de RIA exerce également un énorme impact. C'est une nouvelle percée dans l'amélioration du recrutement de clients, et elle garantit un rendement supérieur des actifs réseautiques. Si j'étais un directeur télécom, je prendrais volontiers RIA comme partenaire."

Au quotidien

La mission de Real Impact Analytics consiste à intégrer les données massives (big data) dans la façon dont les gens travaillent au quotidien. "L'analytique ne peut profiter qu'aux seuls experts privilégiés", conclut le co-fondateur et CEO Sébastien Deletaille.

"Nous avons atteint un but que nulle autre entreprise n'a encore atteint, à savoir le développement et l'intégration réelle d'applications big data dans la réalité quotidienne des grands opérateurs télécoms."

"Le marché des applications big data est l'un de ceux qui croient le plus rapidement", ajoute le CCO Jacobs van Merlen. "Pour survivre, les opérateurs télécoms doivent nettement plus agir sur base de visions tirées de leurs données. Le secteur commence à se rendre compte que de la valeur sera principalement apportée par des applications 'end-to-end' spécifiques au secteur."

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