Une gigantesque brèche dans la sécurité de la police et des services de secours

12/12/13 à 11:45 - Mise à jour à 11:45

Source: Datanews

Il y a une vaste brèche dans la sécurité du réseau de communication de la police et des services de secours. Voilà ce que confirme l'opérateur Astrid dans le journal De Tijd. Pas moins de 15.000 beepers ne sont en effet pas cryptés.

Une gigantesque brèche dans la sécurité de la police et des services de secours

© Belga

"Mettre la police sur écoute sera bientôt impossible", titrait l'agence de presse Belga, il y a dix ans. A ce moment, tous les services de police étaient sur le point de migrer vers le réseau de radiocommunication numérique d'Astrid, l'opérateur télécom spécialisé dans les services de sécurité et fondé en 1998.

Aujourd'hui, les services de sécurité utilisent déjà plus de 55.000 terminaux radios d'Astrid, qui sont effectivement cryptés de manière optimale: tant les données que les conversations sont confidentielles. Car aussi bien la communication que l'authentification des terminaux sont cryptées.

Talon d'Achille Mais dans une solide brochure relative au fonctionnement d'Astrid, qui appartient entièrement au gouvernement fédéral, l'opérateur lui-même admet l'existence d'une vaste brèche dans la sécurité. Le talon d'Achille, ce sont les 15.000 pagers, bipeurs et sémaphones que tant les pompiers, la protection civile que divers services médicaux utilisent.

Ces appareils sont répartis dans toute la Belgique et servent à appeler du personnel en cas d'incidents. Les centrales d'urgence envoient aussi des messages électroniques aux terminaux des services des pompiers qui, à leur tour, les font suivre aux pagers.

En 2012, les services de sécurité ont ainsi expédié plus d'1,854 million de messages de paging. Mais contrairement à la radiocommunication numérique, ces messages de paging ne sont absolument pas codés ou cryptés. Ils peuvent être de ce fait lus par quiconque veut intercepter la communication des services de secours au moyen de scanners. "Ils peuvent être effectivement interceptés et lus", confirme Frederik Langhendries, porte-parole d'Astrid. (Belga/MI)

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