Un rapport sur l'open source sème l'émoi dans la politique néerlandaise

10/03/11 à 12:14 - Mise à jour à 12:14

Source: Datanews

La vie politique des Pays-Bas est secouée à cause d'un rapport qui affirmerait que l'open source et les standards ouverts feraient économiser annuellement 500 millions à 1 milliard d'euros au gouvernement. Le document est aujourd'hui soudainement qualifié de 'peu solide'.

Un rapport sur l'open source sème l'émoi dans la politique néerlandaise

La vie politique des Pays-Bas est secouée à cause d'un rapport qui affirmerait que l'open source et les standards ouverts feraient économiser annuellement 500 millions à 1 milliard d'euros au gouvernement. Le document est aujourd'hui soudainement qualifié de 'peu solide'.

Cette histoire bizarre est révélée par le site d'actualité Webwereld.nl. Le rapport en question aurait été élaboré au cabinet même du ministre de l'Intérieur, Piet Hein Donner. L'affaire aurait été ébruitée, et le SP aurait exigé à la Chambre (Tweede Kamer) qu'elle soit rendue publique. Initialement, Donner aurait nié l'existence du document, mais finalement, il a quand même été forcé de le présenter. A présent, il qualifie cependant lui-même le rapport d''étude peu solide' et comme n'étant qu'un 'document préparatoire à une stratégie interne'.

Le rapport mentionne les économies que l'open source pourrait générer pour les autorités. Dans le cas le plus conservateur, il s'agit d'un montant de 115 millions d'euros par an, uniquement "en introduisant les forces du marché dans l'ICT générique". Une économie de 500 à 750 millions d'euros par an serait possible si "les applications implémentées de manière décentralisée étaient remplacées par des variantes open source centralisées". Le rapport conclut que des économies jusqu'à 1 milliard d'euros par an sont possibles, mais à longue échéance (au moins 10 ans).

Le ministre Donner affirme aujourd'hui que le rapport ne tient pas compte de nombreux paramètres et s'autorise des extrapolations abusives. Toujours selon Donner, le rapport se limite en outre "à des estimations d'avantages possibles issus de l'absence de coûts de licences sur les applications ouvertes, vis-à-vis des applications fermées". Il ne contiendrait pas non plus d'évaluations des coûts possibles qu'engendrerait le passage à l'open source.

En savoir plus sur:

Nos partenaires