'Par respect', Facebook n'affiche plus de publicité en Thaïlande

17/10/16 à 12:06 - Mise à jour à 12:06

En raison du décès de leur roi, les utilisateurs thaïlandais de Facebook ne voient provisoirement plus s'afficher de publicités. 'Par respect', selon Facebook dans un communiqué. L'on ne sait pas combien de temps cela durera.

'Par respect', Facebook n'affiche plus de publicité en Thaïlande

Bhumibol Adulyadej. © Reuters

Cette décision n'aura pas d'effet pour les autres pays. En outre, les entreprises thaïlandaises peuvent continuer de faire de la publicité hors de leur territoire.

Le roi Bhumibol Adulyadej est décédé jeudi dernier à l'âge de 88 ans. Il régna pendant 70 ans et 126 jours, depuis le 9 juin 1946 en fait. Bhumibol est vénéré par la population thaïlandaise. Il était le souverain le plus longtemps en activité au niveau mondial. Il était considéré comme l'élément de stabilisation de ce pays politiquement toujours plus tourmenté, qui est dirigé depuis 2014 par un gouvernement militaire. Le pays a instauré une période de deuil d'un an.

Les fournisseurs thaïs: 'dénoncez toute offense à l'égard du roi'

Les principaux fournisseurs internet en Thaïlande ont invité leurs clients à surveiller Facebook et YouTube. S'ils y voient un quelconque message offensant à l'adresse de Bhumibol, ils doivent transférer l'URL ou une capture d'écran aux autorités, selon l'agence de presse Reuters.

Les fournisseurs ont lancé leur appel à leurs clients par le biais d'une appli de chat et sur leurs pages Facebook. Les entreprises sont elles-mêmes légalement tenues de bloquer tout contenu incongru. Si elles ne le font pas, elles peuvent être poursuivies.

Lois strictes

La Thaïlande dispose de lois très strictes en matière de délits de lèse-majesté. Les gens qui abusent, peuvent être emprisonnés de trois à quinze ans. Or il n'est pas bien difficile de dépasser les limites en Thaïlande. C'est ainsi que des personnes sont poursuivies pour avoir fait des plaisanteries sur le chien du roi. Même le fait de poster un 'j'aime' à propos d'un article traitant de ce genre d'affaire peut être considéré comme un outrage à l'égard de la maison royale.

(ANP/WK)

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