Les Etats-Unis n'exerceront plus de contrôle sur les adresses internet

19/08/16 à 11:55 - Mise à jour à 11:54

Source: Datanews

Le 1er octobre, les autorités américaines céderont la gestion des adresses internet à l'ICANN. Cette interruption de la mainmise américaine devrait déboucher sur un support international plus important de la gestion du système des noms de domaines (DNS).

Les Etats-Unis n'exerceront plus de contrôle sur les adresses internet

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Historiquement, le Department of Commerce américain a toujours eu le contrôle du système de gestion des adresses internet. Il en résulte qu'un nom de domaine internet tel Google.com ou Datanews.be est aisément associé à l'adresse IP (et donc aux serveurs) où tourne le site en question.

Internet est une invention américaine, mais au fur et à mesure que le web s'est mondialisé, des critiques se sont toujours plus souvent manifestées contre le fait que les Etats-Unis en détenaient encore et toujours toutes les commandes. Pour les Etats-Unis eux-mêmes, l'objectif était de n'exercer ce contrôle que temporairement. Il a quand même finalement fallu attendre dix-huit ans - depuis 1998 - pour atteindre cette émancipation. Dans un récent message posté sur son blog, le gouvernement américain confirme à présent que tel sera bien le cas le 1er octobre.

Le contrôle du système de gestion des noms de domaine sera alors effectué par l'ICANN, l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers. Celle-ci a certes son siège central aux Etats-Unis, plus précisément à Los Angeles, mais elle est dirigée par un groupement international d'acteurs télécoms.

Cela ne changera rien pour les internautes mêmes. Il y a deux ans déjà que les Etats-Unis avaient marqué leur accord définitif. L'ICANN a donc eu le temps de préparer cette passation de pouvoir. A long terme, ce choix sera une bonne chose car les règles pour les noms de domaine sur internet, tels ceux de .Brussels, .travel ou .jobs remontant à quelques années, seront en effet désormais déterminées par une communauté internationale et non plus par un seul pays.

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