'Les actions contre les robots 'tueurs' sont trop lentes'

29/11/17 à 14:07 - Mise à jour à 14:06

Les négociations à propos d'une législation s'opposant au développement de ce qu'on appelle en jargon les 'killer robots' (robots tueurs) sont beaucoup trop lentes, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). Le risque existe donc que ces systèmes d'armement existent avant qu'il y ait vraiment une législation en la matière.

'Les actions contre les robots 'tueurs' sont trop lentes'

Le drone X-47B américain peut déjà décoller, naviguer et atterrir sans télécommande. Va-t-il bientôt aussi détruire de lui-même des cibles ennemies? © DARPA

Voilà ce que HRW annonce dans une réaction à la réunion annuelle des 125 pays faisant partie de la Convention en matière d'Armes Conventionnelles (CAC). Ces pays s'étaient mis d'accord en 2014 pour négocier à propos de ces robots, qui peuvent déterminer eux-mêmes leur cible sur base de leur intelligence artificielle.

Lors de la réunion qui s'est clôturée la semaine dernière à Genève, on a uniquement décidé que les entretiens diplomatiques allaient se poursuivre. "Un grand nombre de pays veulent négocier au sujet d'une nouvelle législation internationale qui bride le développement de ces robots", déclare Steve Goose de HRW. "Mais il ne semble pas que ce forum enregistrera des résultats dans un délai raisonnable."

Contrôle humain

Selon Goose, il faut rapidement entreprendre des actions, sous peine de voir la technologie précéder la législation. Dans ce cas, il pourrait être déjà trop tard pour éviter que ces robots soient utilisés.

Quasiment tous les pays présents la semaine dernière à Genève estiment qu'il faut garder une forme de contrôle humain sur ces systèmes d'armement et ce, même s'ils n'ont pas tous le même avis à propos du degré à atteindre par le contrôle. Un important groupe de pays souhaite par exemple qu'il y ait toujours un contrôle humain sur les décisions de vie ou de mort. Plusieurs autres gardent la porte entrouverte pour une possible réglementation, voire une interdiction. Et le reste, dont les Pays-Bas, considère le droit militaire international existant comme souverain.

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