Le CIO s'intéresse trop au court terme

14/11/08 à 10:20 - Mise à jour à 10:19

Source: Datanews

D'une enquête, il ressort que les CIO s'occupent surtout d'incidents et d'activités d'exploitation journalières, ce qui ne serait pas judicieux dans le climat économique actuel.

D'une enquête, il ressort que les CIO s'occupent surtout d'incidents et d'activités d'exploitation journalières, ce qui ne serait pas judicieux dans le climat économique actuel.

Les Chief Information Officers (CIO) et managers ICT consacrent la moitié de leur temps à des activités d'exploitation quotidiennes. Voilà ce que met en évidence une étude internationale réalisée par Information Age et KPMG parmi 124 CIO et managers ICT. Jan de Boer, partner chez KPMG IT Advisory: "Comme les CIO et managers ICT sont occupés par des problèmes d'exploitation quotidiens, il ne leur reste guère de temps pour régler les questions stratégiques cruciales."

Un CIO/manager ICT sur sept indique consacrer chaque jour une bonne partie de son temps à des incidents. "Il semble donc que beaucoup d'organisations ne soient pas encore conscientes de la double mission qui incombe au responsable ICT: la mission 'run' pour offrir un support constant, et la mission 'change' pour faire progresser l'entreprise", déclare De Boer. Le budget ICT n'est pas non plus réparti entre les dépenses de gestion et de changement.

Quasiment trois quarts des CIO et managers ICT seraient soumis à un planning de portefeuille ou à un processus d'adhésion strict. Plus de 30 pour cent d'entre eux prennent des décisions en matière d'investissements dans des projets sur une base ad hoc. Ce sont là des décisions erronées dans le climat économique actuel, poursuit De Boer.

Les CIO seront à présent encore davantage incités à consacrer leur attention à l'optimalisation des coûts ICT. "Par une véritable focalisation sur la gestion structurelle des investissements ICT, cela pourra être évité, et il sera possible de réaliser des économies bien réelles qui contribueront directement à améliorer le métier."

A la lecture des résultats de l'étude, De Boer ne trouve pas bizarre que 88 pour cent des participants indiquent que l'ICT ne réalise pas la valeur d'exploitation optimale: "Les entreprises doivent se demander sérieusement si leurs dépenses ICT prioritaires ont été correctement fixées et/ou si les projets sont vraiment exécutés de manière efficace."

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