L'ESA-Marslander s'est crashé suite à un bug logiciel

29/05/17 à 12:01 - Mise à jour à 12:01

Le Schiaparelli-Marslander de l'organisation aéronautique européenne ESA s'est crashé à cause d'un bug logiciel. Ce dernier a fait en sorte que le parachute et le bouclier thermique se sont ouverts trop tôt. Voilà ce qui ressort du rapport final issu d'une enquête indépendante.

L'ESA-Marslander s'est crashé suite à un bug logiciel

L'unité Schiaparelli à l'échelle 1/3 de la mission russo-européenne ExoMars 2016 © Belga Image

Le module Schiaparelli avait comme but de tester les techniques de l'organisation aéronautique européenne ESA nécessaires pour un atterrissage réussi sur Mars. Selon les chercheurs, le Marslander a connu des problèmes en raison de mouvements de rotation rapides. Ces mouvements ont provoqué la "saturation" d'un instrument conçu pour surveiller précisément la vitesse de rotation. Du fait que l'input à l''Inertial Measurement Unit' était supérieure à celle qui était programmée, l'altitude à laquelle le module atterrisseur se trouvait alors a été erronément calculée. A un certain moment, l'ordinateur a même 'penser' que le vaisseau spatial se trouvait sur la surface de Mars, alors qu'en réalité, il en était encore éloigné de 3,7 km. Le parachute et le bouclier thermique se sont déclenchés trop tôt à cause de cette erreur de calcul. En outre, les rétro-moteurs n'ont fonctionné que durant trois secondes au lieu de trente.

Le Schiaparelli-Marslander s'est finalement crashé dans le sable rouge à une vitesse de 540 km/h le 19 octobre de l'année dernière. Les leçons tirées de cet atterrissage manqué serviront pour la prochaine mission prévue par l'agence spatiale européenne, ExoMars 2020. Cette mission emmènera un rover sur Mars pour y rechercher des signes de vie. Grâce à Schiaparelli, des imperfections seront à présent corrigées, qui n'auraient autrement peut-être pas été observées. Le rapport complet peut être téléchargé ici.

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