Inscriptions: l'effet scientifique n'entraîne pas l'ICT

24/09/03 à 00:00 - Mise à jour à 23/09/03 à 23:59

Source: Datanews

u vu des chiffres des inscriptions en première candidature dans les universités belges, il semble que les sciences exactes et la médecine aient le vent en poupe.

Avec cette année une explosion des inscriptions en physique. Les sciences connaîtraient-elles subitement un regain d'intérêt? Manifestement oui, au point que les universités cherchent une explication dans la popularisation des sciences par les médias, grâce par ex. à un programme comme 'C'est pas sorcier'. Mais les universités et les pouvoirs publics s'efforcent également de promouvoir les sciences exactes. Tandis que l'intérêt pour la médecine pourrait être recherché dans des programmes comme Urgence, voire les récent 'reality shows'.Il n'empêche que l'informatique ne semble pas bénéficier de l'effet de popularité pour les sciences. Que du contraire, d'ailleurs. En effet, la récente enquête menée par Data News auprès des universités belges (et dont les conclusions vous sont livrées en page une) indique que la baisse des inscriptions en première candidature se poursuit, et atteint même dans certains cas 50%. Dans certaines facultés, le nombre d'étudiants est à ce point limité que la survie même de la formation est remise en question. D'autant que cette baisse se poursuit depuis 2 à 3 ans. Or si les effets de cette baisse ne se feront sentir que d'ici quelques années au moment où l'économie amorce un redressement - ce que chacun anticipe - et que les investissements ICT se rétablissent, le marché du travail pourrait bien être confronté à un déficit majeur. Certes, il est compréhensible que les jeunes ne se lancent pas dans les études d'informatique difficiles au vu des commentaires négatifs publiés ces 2 dernières années. Reste que le court terme ne doit jamais primer dans le choix des études. Dès lors, il appartient aux pouvoirs publics et à l'enseignement de lancer des campagnes susceptibles d'améliorer l'image des études d'informatique. Chez nos voisins néerlandais, l'association professionnelle du secteur ICT envisage de s'associer à l'enseignement et aux pouvoirs publics pour répondre à la baisse des inscriptions. Qu'attend-on en Belgique?

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