Informatisation de la Justice: la Belgique parmi les plus mauvais élèves

29/08/13 à 12:05 - Mise à jour à 12:05

Source: Datanews

L'on a déjà beaucoup écrit et dit à propos de l'informatisation de la Justice ou de son absence. Or voici que l'OESO vient de placer notre pays au bas du classement. Seules l'Islande et l'Afrique du Sud font encore moins bien que nous.

Informatisation de la Justice: la Belgique parmi les plus mauvais élèves

L'on a déjà beaucoup écrit et dit à propos de l'informatisation de la Justice ou de son absence. Or voici que l'OESO vient de placer notre pays au bas du classement. Seules l'Islande et l'Afrique du Sud font encore moins bien que nous.

La comparaison que le journal De Tijd a pu consulter, met les 32 pays de l'OESO sur une ligne. Tout en haut du classement, l'on trouve l'Estonie, l'Autriche et le Portugal. Les Pays-Bas, l'Allemagne et la Grande-Bretagne font bien mieux que la moyenne, et la France tout juste mieux. Quant au Luxembourg, il se classe au septième rang. La Belgique, par contre, occupe la troisième place en commençant par la fin.

Aujourd'hui, il n'est plus guère question d'informatisation à la Justice. Selon De Tijd, beaucoup de magistrats ne veulent même plus travailler avec un ordinateur. D'autres assument par contre un rôle de précurseur en partageant des documents via des groupes Google sécurisés. Ce type de solution intermédiaire n'est toutefois guère adapté à un environnement accordant la priorité à la législation et à la discrétion.

Au cours de ces dix dernières années, il y eut certes le projet Phenix, au cours duquel tant les autorités qu'Unisys ont commis des erreurs, ce qui ne fit guère progresser l'informatisation. Le projet suivant, Cheops, fut aussi une mesure pour quasi rien. Même le procès opposant les pouvoirs publics à Unisys semble aujourd'hui enlisé.

Dans De Tijd, la porte-parole de la ministre de la Justice, Turtelboom, prend la défense du manque d'informatisation. Un gros retard a été accumulé, qui sera à présent résorbé par petites étapes, entre autres grâce à pc@work, par lequel chaque collaborateur recevra un ordinateur et les anciens appareils seront remplacés. L'on posera aussi les bases de JustX, la future banque de données des jugements et arrêts.

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