'https n'est pas non plus la garantie d'une navigation sûre'

26/02/18 à 10:03 - Mise à jour à 10:03

En 2017, un trafic de malware potentiellement quatre fois plus important qu'en 2016 a circulé. L'immense majorité de ces maliciels est actuellement aussi cryptée, ce qui fait que https n'est plus une garantie de pouvoir naviguer en sécurité.

'https n'est pas non plus la garantie d'une navigation sûre'

© Getty Images/iStockphoto

Voilà ce qui ressort du rapport annuel consacré à la cyber-sécurité et publié par Cisco, un producteur international de matériel réseautique. Selon le rapport, le trafic de malware a augmenté énormément l'année dernière. Cisco a ainsi détecté quatre fois plus de trafic de malware potentiel que l'année précédente. En tout, l'entreprise a découvert 224 nouveaux types de malware.

Actuellement, la moitié du trafic de malware est déjà crypté. Voilà qui complique d'autant l'identification des menaces potentielles. Les hackers utiliseraient aussi des plates-formes classiques telles Google et Dropbox pour propager leurs maliciels.

Selon Linda van de Weerd, en charge de la cyber-sécurité chez Cisco Belgium, la solution réside dans l'AI: 'Pour filtrer cet énorme volume de malware, il faut recourir à l'intelligence artificielle. Le logiciel de sécurité AI apprend en effet à découvrir des modèle anormaux dans le trafic réseau crypté et peut donc lancer des alertes. L'AI va automatiser ce que nous ne pouvons plus traiter manuellement.'

Botnets IoT

De l'étude effectuée, il ressort aussi que la sécurité des appareils intelligents laisse encore et toujours à désirer. 83 pour cent des appareils seraient encore vulnérables à une attaque telle Mirai, le botnet IoT qui avait paralysé internet en 2016. Au terme d'un sondage, il est également apparu que seuls 13 pour cent des entreprises croient que les botnets IoT pourraient être un danger pour elles et ce, alors qu'un peu moins de la moitié des entreprises interrogées a été en 2017 la victime d'une attaque DDoS.

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