Facebook nie aider des annonceurs à cibler des jeunes vulnérables

04/05/17 à 09:33 - Mise à jour à 09:31

Facebook a expliqué à des annonceurs être capable d'analyser dans quel état émotionnel des jeunes se trouvent. Voilà ce que prétend le site web d'actualité australien 'The Australian' qui, à l'entendre, a pu consulter un rapport interne de Facebook. Ce rapport ne concernerait que les utilisateurs néo-zélandais et australiens de Facebook. L'entreprise dément ces accusations.

Facebook nie aider des annonceurs à cibler des jeunes vulnérables

© AFP

Dans ce rapport, on peut lire que Facebook est capable de contrôler les messages et photos postés sur le réseau social pour savoir si des jeunes à partir de 14 ans se sentent notamment "stressés", "abattus", "subjugués", "nerveux", "idiots", "crétins", "inutiles" ou "en échec". Ces informations pourraient être utilisées par des annonceurs pour réagir à l'état de ces jeunes paumés. Facebook serait également à même de suivre la façon dont ces émotions fluctuent tout au long de la semaine. "Il y a de plus fortes chances que des émotions anticipatives s'expriment en début de semaine, alors que des émotions réflectives augmentent durant le week-end", peut-on encore lire dans le rapport, selon 'The Australian'. "Du lundi au jeudi, on tente d'amplifier sa confiance en soi, alors que le week-end est fait pour montrer ce qu'on a accompli les jours précédents."

Le document était destiné aux spécialistes du marketing au service de quelques grandes banques australiennes et a été rédigé, selon 'The Australian', par deux top-collaborateurs de Facebook. Dans un communiqué, Facebook qualifie l'article publié sur 'The Australian' de "trompeur". "L'analyse qui a été effectuée par des chercheurs australiens était destinée à aider les gens du marketing à comprendre comment des personnes s'expriment personnellement sur Facebook. Elle n'a jamais été utilisée en vue d'afficher des publicités ciblées et était basée sur des données anonymes et agrégées", explique-t-on chez Facebook.

Ce n'est pas la première fois que Facebook est critiquée pour l'analyse des émotions de ses utilisateurs. En 2014, on avait ainsi découvert que l'entreprise avait soumis sciemment à 700.000 utilisateurs un contenu spécifique en vue de savoir si leurs émotions pouvaient être manipulées.

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