Du risque croissant d'une grave cyber-attaque causant des morts et des dégâts d'ici 2025

30/10/14 à 13:27 - Mise à jour à 13:55

Un sondage effectué auprès d'experts internet nous apprend que 61 pour cent d'entre eux s'attendent d'ici 2025 à une grave cyber-attaque entraînant des morts et d'importants dommages.

Du risque croissant d'une grave cyber-attaque causant des morts et des dégâts d'ici 2025

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Dix ans après un premier sondage, le Pew Research Center publie une nouvelle enquête consacrée au risque de cyber-attaques. En tout, 1.642 personnes ont répondu à la question de savoir si 'une grave cyber-attaque risque de se manifester d'ici 2025, engendrant des dégâts à grande échelle à la sécurité nationale et à la possibilité d'autodéfense. Par dégâts à grande échelle, l'on sous-entend un nombre significatif de morts et des milliards de dommages.'

En tout, 61 pour cent des experts ont répondu par la positive, contre 39 pour cent qui ne le prévoient pas. Par ailleurs, le rapport débutait par une mini-liste d'exemples concrets d'incidents pouvant à coup sûr être considérés comme des cyber-attaques.

Bien sûr...

Ceux qui ont répondu par l'affirmative, ont évoqué l'attractivité d'internet en tant qu'objectif d'attaque, notamment parce que de plus en plus, les 'infrastructures nationales critiques' - tant les services publics que privés - y font appel dans le cadre de la (sur)vie journalière pure. Non seulement les outils d'attaque deviennent toujours plus puissants, mais dans les applications internet, l'on ne tenait (tient) pas compte non plus de l'aspect sécurité. Et les adeptes du 'oui' se réfèrent évidemment aussi à des incidents connus, tels 'Stuxnet' (l'attaque perpétrée contre des installations d'enrichissement de l'uranium en Iran), et estiment que tant les particuliers que les entreprises doivent s'attendre à des cyber-attaques.

Quoique...

Ceux qui réfutent ce genre de grave cyber-attaque, évoquent notamment les progrès enregistrés dans l'amélioration de la sécurité. En outre, la nature fragmentée d'internet réduirait l'impact d'une telle attaque. De plus, ils pensent également que - comme durant la guerre froide et lors de la menace atomique - le risque d'un anéantissement mutuel fera réfléchir les agresseurs. Il y aura certes davantage d'attaques de moindre importance, et la 'cyber-attaque sera simplement un problème ordinaire, plutôt qu'une catastrophe'. Il n'y aura tout simplement pas d'intention de lancer une attaque d'envergure, selon les défenseurs du 'non'.

Ils estiment aussi que la 'mode des cyber-attaques est simplement une exagération des véritables menaces lancées par des individus et des organisations qui cherchent leur intérêt dans une atmosphère de peur'.

Qui aura raison? L'avenir nous le dira. Le rapport est en tout cas une lecture intéressante grâce aux arguments avancés par les uns et les autres.

Le Pew Research Center a effectué ce sondage dans le cadre de son 'internet project' à l'occasion des 25 ans d'existence d'internet - 'The web at 25'.

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