5 millions d'euros de dommages et intérêts réclamés à Scarlet

04/08/08 à 13:00 - Mise à jour à 12:59

Source: Datanews

Il y a quelques mois, Scarlet Telecom a été traînée en justice. Itelco, qui assurait la vente aux clients professionnels depuis mars 2007, lui réclame en effet un montant en dommages et intérêts de 5 millions d'euros.

Il y a quelques mois, Scarlet Telecom a été traînée en justice. Itelco, qui assurait la vente aux clients professionnels depuis mars 2007, lui réclame en effet un montant en dommages et intérêts de 5 millions d'euros.

En mars 2007, Scarlet Telecom annonçait qu'elle sous-traitait ses ventes aux clients professionnels à Itelco, une agence de recrutement et de délégation de personnel située à Diegem. Scarlet compte quelque 5.000 PME clientes.

Au début de l'année, Gert Post, 'managing director' de Scarlet, déclarait encore qu'il était très satisfait, que le contrat de sous-traitance signé avec Itelco avait été prolongé pour une durée indéterminée et que les ventes 'business-to-business' avaient progressé de 2,4 millions d'euros.

Mais Scarlet Telecom n'a manifestement jamais payé ces services, ce qui a amené Itelco en février à la traduire au tribunal de commerce de Bruxelles. Le montant réclamé atteint pas moins de 5 millions d'euros. Par ailleurs, Scarlet devrait de l'argent à d'autres acteurs encore.

Gert Post, le patron de Scarlet, reconnaît qu'il y a un procès en cours, tout en minimisant l'affaire: "Il n'y a pas encore de réclamation officielle. Il s'agit d'un litige en matière de ventes, dont on tente de sortir. Si l'on n'y parvient pas, l'affaire suivra son cours en justice. Le sujet est monté en épingle à cause de la reprise, mais en réalité, cela ne représente pas grand-chose et certainement beaucoup moins que le montant annoncé."

A la mi-février, Belgacom annonçait son intention de racheter Scarlet pour 185 millions d'euros. Selon la porte-parole de Scarlet, la reprise définitive est attendue pour septembre ou octobre. Il convient cependant encore d'attendre la décision du conseil de la concurrence qui, dans une première réaction, avait émis un avis négatif.

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