Tout sur tld

DNS Belgium va demander 20 euros à ses agents pour un nom de domaine se terminant par .vlaanderen ou .brussels. Quant au consommateur, il pourra en acquérir un exemplaire pour un prix de base de 25 euros environ. Et pour un nom de domaine finissant par .gent, un prix similaire sera demandé.

New York annonce qu'elle est la première ville au monde à s'être vu attribuer un domaine de haut niveau (top level domain ou TLD) de l'ICANN. Gand et Bruxelles suivront ultérieurement.

Dès aujourd'hui, le code national 'sexy' .sx pour l'île de Sint Maarten est disponible pour le grand public. Il ne s'agit pas en soi d'une grande nouvelle, si ce n'était le fait que le ccTLD est partiellement géré par des Belges.

Les fervents utilisateurs des médias sociaux enregistrent davantage de noms de domaine que les citoyens qui n'apprécient guère Facebook et consorts. Voilà ce qui ressort d'une importante enquête réalisée par le gestionnaire de noms de domaine néerlandais SIDN. Les entreprises qui accordent beaucoup d'importance aux médias sociaux, enregistrent pour leur part moins de noms de domaine, même si elles ne considèrent pas forcément une page sur Facebook comme un substitut à leur site web.

Les chrétiens-démocrates du CD&V sont opposés au projet de Johan Vande Lanotte (SP.A) de nationaliser le gestionnaire belge des noms de domaine DNS.be. Voilà ce que déclare à Data News le député Jef Van den Bergh du CD&V dans une réaction. "Notre parti est d'accord pour que l'on contrôle davantage DNS.be, mais il ne veut pas d'une nationalisation", explique Van den Bergh. "Dans la nouvelle loi télécom, l'on a mis suffisamment en avant les conditions auxquelles le gestionnaire belge des noms de domaine doit satisfaire. En cas d'échec grave, de perte de qualité ou d'omission de l'intérêt général, le contrôleur (l'IBPT, ndlr.) peut désigner un autre gestionnaire. Voilà qui devrait suffire."

Le nombre de noms de domaine .be a augmenté l'an dernier de près de 11% par rapport à 2010, passant de 1,1 million à 1,2 million, selon des statistiques publiées jeudi par DNS.be, le gestionnaire officiel des noms de domaine .be.

S'il n'avait tenu qu'au pionnier de l'internet et ancien président de l'ICANN Vint Cerf, les nouvelles extensions internet comme .gent, .canon ou .shop n'auraient jamais vu le jour. "Pourquoi des centaines de nouveaux suffixes devraient-ils venir subitement s'ajouter? Je n'en vois pas l'utilité."

L'espace des noms de domaine de top level (TLD) sera libéralisé d'ici quelques mois, ce qui fera émerger à partir de 2013 une foule de nouvelles extensions sur l'internet. Quelles seront les conséquences de cette révolution? Quels seront les vainqueurs et les perdants? Data News a demandé l'avis de quelques spécialistes. "Le gâteau pourrait bien être plus petit qu'espéré."

La commissaire européenne en charge de l'Agenda Numérique, Neelie Kroes, est outrée du fait que l'Icann a approuvé le programme des nouvelles extensions internet. Dans une réaction, elle suggère que le régulateur des noms de domaine soit restructuré en urgence.

L'Icann, l'instance qui gère le système des noms de domaine au niveau mondial, a finalement donné son feu vert à l'introduction des nouvelles extensions après des années de travail préparatoire. La phase de demandes démarrera le 12 janvier 2012, après quoi les premiers nouveaux suffixes apparaîtront au plus tôt début 2013 sur internet. Des années durant, l'on a discuté sur l'ouverture d'un espace de noms de domaine de top level sur internet, mais aujourd'hui que les directives sont définitivement fixées et que la date pour la (première) phase de demandes est arrêtée, le processus s'accélère.