Tout sur safe harbor

Microsoft est la première grande entreprise à se prononcer en faveur des accords prévus par le Privacy Shield. Elle déclare vouloir suivre les règles édictées.

Les entreprises américaines pourront continuer à traiter les données des citoyens européens, à condition qu'elles démontrent que notre droit au respect de notre vie privée n'est pas bafoué. Voilà ce qui est stipulé dans le nouvel accord de confidentialité conclu entre l'UE et les Etats-Unis, dont la Commission européenne a aujourd'hui rendu les détails publics. Max Schrems, qui avait déjà critiqué le traité précédent, ne voit que peu d'améliorations dans le nouveau.

L'on a eu droit à une grande nouvelle mardi dernier - du moins dans le domaine du respect de la vie privée -, à savoir l'annonce de l'accord conclu entre la Commission européenne et les Etats-Unis en remplacement du règlement Safe Harbor. Même si la date-butoir initiale n'a pas été respectée, le vice-président Ansip et la commissaire Jourová semblaient se réjouir du fait qu'on avait quand même réussi à conclure un accord. Et ils buvaient carrément du petit lait en présentant le logo qui venait d'être conçu.

Oracle est l'une des premières multinationales américaines à affirmer qu'elle va conserver toutes les données des citoyens et entreprises européens sur le Vieux Continent. Le géant technologique entend ainsi satisfaire aux règles de confidentialité renforcées que la Commission européenne et la Cour de Justice vont imposer.