Tout sur Nathalie Smuha

Le débat sur la discrimination porte aussi sur l'utilisation de la reconnaissance faciale par les services d'ordre. La juriste et philosophe Nathalie Smuha veut ici combattre certaines idées reçues : cette technologie n'est pas neutre et nous ne devons pas choisir exclusivement entre sécurité et protection de la vie privée.

L'IA serait sexiste, discriminatoire et volerait des emplois. La réalité est plus nuancée, selon Nathalie Smuha, chercheuse à la KULeuven. Pour elle, de telles conséquences ne sauraient être attribuées à la technologie de l'IA, mais incomberaient plutôt aux développeurs et utilisateurs humains. Parler de l'IA d'une façon plus précise est donc essentiel.

La Commission européenne introduit aujourd'hui sept exigences éthiques, destinées à engendrer une intelligence artificielle fiable. "Si des entreprises européennes parviennent à rendre l'AI fiable, cela sera non seulement très apprécié par les citoyens de l'UE, mais l'AI pourra aussi être utilisée comme atout compétitif sur le marché global", fait observer Nathalie Smuha, coordinatrice du groupe d'experts, qui a élaboré ces recommandations.

La Commission européenne présente aujourd'hui à Bruxelles sept directives éthiques, auxquelles devront satisfaire les systèmes AI fiables. Il y aura au préalable une période d'essai, au cours de laquelle les entreprises, instituts de recherche et services publics intéressés pourront tester ces directives et, ensuite, donner leur feedback. Une évaluation est prévue pour l'année prochaine.