Tout sur femme

L'expression "la partie émergée de l'iceberg" est souvent utilisée avec une connotation négative. Elle porte en l'occurrence sur la visibilité d'un aspect limité d'un ensemble peu agréable. Je plaide pour une vision différente - disons positive - de cette montagne et de son sommet. Les collaborateurs ne laissent souvent paraître qu'une partie d'eux-mêmes, tandis que les employeurs se focalisent souvent sur la seule partie visible. Celui qui s'intéresse aux deux éléments aura une meilleure vision de l'autre et de lui-même.

Les femmes sont largement sous-représentées dans les études et carrières ICT en Belgique. Une enquête menée en 2010 par IT Job Board a révélé que 61% des organisations ICT belges participantes employaient trois ou moins de trois femmes et que 29% n'employaient aucune femme du tout.

L'écart salarial existant entre les hommes et les femmes est toujours bien présent dans le secteur IT, y compris en Belgique. En Grande-Bretagne, cet écart est même le plus important de tous les secteurs. La britannique Silicon.com cite une étude récente effectuée par le Chartered Institute of Management (CMI). Cette étude révèle qu'il existe une différence de 17.736 livres (21.669 euros) entre le salaire annuel d'un homme et celui d'une femme dans le secteur IT britannique. Les femmes y reçoivent en moyenne 32.751 livres (40.013 euros) par an, et les hommes 50.487 livres (61.682 euros).

C'est une observation bien connue: il existe un net déséquilibre dans le secteur ICT, puisque très peu de femmes y travaillent et encore moins au niveau directorial. D'autre part, personne, ni les hommes ni les femmes, ne trouve acceptable le concept de la discrimination positive dans l'optique exclusive d'orienter davantage de femmes vers le secteur ou de les y faire grimper les échelons. C'est compréhensible dans la mesure où en fin de compte, l'on ne veut pas courir le risque de réduire le bon fonctionnement d'une entreprise ou d'une équipe sous prétexte de devoir engager des personnes moins compétentes dans une fonction par le simple fait qu'elles soient des femmes.

Data News a élu Ingrid De Latte au titre d'ICT Woman of the Year 2010. Le jury a apprécié son esprit d'entreprise, sa capacité de stimuler les collaborateurs et le fait que les risques ne l'effraient pas. De Latte est depuis près de 5 ans à la tête de NextiraOne Benelux.