Tout sur école

Les étudiants de l'enseignement supérieur sont rentrés depuis deux semaines maintenant. Des chiffres publiés par Agoria, il ressort qu'en Flandre, quasiment 8.000 étudiants ont opté cette année pour une orientation technologique, en hausse de 12 pour cent par rapport à l'an dernier. La crise y est certainement pour quelque chose. En période d'incertitude économique, les étudiants, sous la pression ou non de leurs parents, optent pour des orientations leur garantissant davantage un travail après coup. Et les professions techniques figurent encore et toujours sur la liste des métiers recherchés du VDAB (le pendant flamand du FOREM et d'ACTIRIS). Je pense pourtant que cette croissance est à marquer d'une pierre blanche pour notre secteur IT. C'est que nos efforts collectifs en vue de promouvoir les études technologiques semblent porter leurs fruits.

La VVKSO, qui chapeaute les écoles secondaires catholiques flamandes, va développer pour la prochaine année scolaire une vision de l'usage de l'ICT dans l'enseignement. Il s'agit plus précisément d'un texte que les écoles pourront utiliser, afin de mettre au point une politique ICT concrète. Ce texte doit offrir une réponse à la question de savoir comment les écoles peuvent se positionner dans un environnement où personne ne sait encore ce qui va se passer. "Les écoles sont en train de chercher activement. Il est donc logique que des initiatives variées soient prises", déclare Chris Smits, secrétaire général de l'enseignement secondaire catholique flamand.

L'année scolaire prochaine, de nombreux écoliers vont pour la première fois faire connaissance avec l'ordinateur tablette dans la classe. 30 écoles feront en effet partie d'un projet pilote avec l'éditeur Plantyn, mais en outre, nombre d'écoles vont aussi expérimenter la technologie des tablettes de leur propre initiative et à petite échelle. Dans le projet pilote de l'éditeur Plantyn, l'on trouve des écoles de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur. L'utilisation des tablettes dans la classe différera fortement d'une école à l'autre. Certaines écoles travailleront avec une tablette par élève, comme le Sint-Pieterscollege - Sint-Jozefhandelsschool (SPSJ) bien connu de Blankenberge, où - malgré les protestations d'une douzaine de parents -, tous les élèves devront acheter un iPad d'Apple. Les élèves de la première et de la troisième année de l'école Onze-Lieve-Vrouw-Presentatie de Sint-Niklaas suivront eux aussi les cours avec une tablette personnelle. Là, la direction a opté pour un Acer Iconia Tab A510. Les parents peuvent acquérir l'appareil par le biais de l'école et le payer par mensualités.

Les 710 élèves du Sint-Pieterscollege - Sint-Jozefhandelsschool (SPSJ) de Blankenberge devront disposer d'un iPad lors de la rentrée du 3 septembre. L'école s'en tient donc au projet initial, malgré les protestations de certains parents et des pouvoirs publics.

La Région de Bruxelles va, dans le cadre d'une troisième phase, équiper ses écoles primaires d'un nouveau matériel informatique. Quasiment 400 écoles primaires, réparties dans les divers réseaux, recevront plus de 3.000 PC, 400 serveurs et 1.000 appareils périphériques.

Rarement, j'ai connu un débat aussi confus que celui consacré récemment à l'utilisation des tablettes dans l'enseignement en remplacement des manuels scolaires traditionnels. Les participants y emmêlaient à tout va des éléments comme l'enseignement de l'ICT (dans l'optique de sortir davantage de jeunes informaticiens) et l'enseignement sur base de l'ICT (l'utilisation éventuelle de tablettes), et y évoquaient à tort et à travers la connaissance toute faite (pourtant utile pour retrouver assez rapidement quelque chose sur internet), voire les qualités ou non du calcul mental...

Les deux centrales de l'enseignement flamand annoncent qu'elles sont activement en train d'intégrer l'ICT. Telle est en substance leur réaction à l'opinion de Saskia Van Uffelen publiée dans le journal De Morgen (et aussi sur le site de Data News).

Les Ministres de l'Education en Régions francophone et germanophone donnent le coup d'envoi d'un appel à projets pédagogiques devant permettre de bâtir "l'école numérique de demain".

Les tableaux numériques prennent pied dans les écoles francophones. Mais un gros travail reste à faire en termes de formation, de création et échange de contenus et d'exploitation performante de l'outil. Les TNI ou TBI (Tableaux Numériques/Blancs Interactifs) commencent à fleurir dans les écoles de la Communauté française, tant au primaire, au secondaire qu'au supérieur - même si le parc total installé (de l'ordre de 1.500?) reste modeste. Cet outil, estime Fabrice Huin, prof de maths à La Louvière et formateur TNI, se prête davantage aux cours de sciences, maths, langues, géographie/histoire "qui ont le plus d'intérêt à l'interactivité et à accéder aux contenus externes."

Alors que la phase de préparation de son successeur a officiellement été lancée, le projet CyberClasse entre dans sa dernière ligne droite. Il reste un an pour résorber un retard toujours flagrant.