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En raison d'un problème technique au niveau des serveurs DNS de Telenet, certains clients n'ont pu ce matin accéder à tous les sites web. Une solution a été entre-temps apportée, mais il est possible que certains utilisateurs éprouvent encore provisoirement l'une ou l'autre difficulté.

L'IBPT et le gouvernement travaillent ensemble à une procédure d'urgence visant à pouvoir transférer la gestion de la zone de noms de domaine .be à un autre acteur, au cas où le bureau d'enregistrement des noms de domaine connaîtrait serait mis en échec. Voilà ce qui ressort d'une consultation ouverte relative à quelques avant-projets de loi, que le régulateur belge des services postaux et des télécommunications (l'IBPT) a organisée à la demande du gouvernement. Plusieurs passages du document sont consacrés à la gestion des noms de domaine .be, qui est depuis plus de 10 ans déjà entre les mains de DNS BE.

Un petit groupe de développeurs sous la direction de Peter Sunde, cofondateur de Pirate Bay, prépare une alternative basée poste à poste (peer-to-peer) au système DNS contrôlé par l'Icann. "Nous voulons un internet non censuré par les autorités et les entreprises", argumentent-ils. Le DNS (Domain Name System) est l'une des bases principales de l'internet. La tâche la plus importante de ce DNS consiste à traduire les adresses IP en noms de domaine. Aujourd'hui, l'Icann a en charge la gestion des adresses IP et des domaines de top level (TLD). Il s'agit d'une organisation d'origine américaine, où plusieurs groupes d'intérêt (pouvoirs publics, ONG et entreprises) ont leur mot à dire.

Rod Beckstrom, CEO de l'Icann, a fait l'objet d'une levée de boucliers, parce qu'il a mis sérieusement en doute la sécurité du système des noms de domaine (DNS). "Si nous ne faisons rien, la possibilité existe que l'internet s'écroule."