Tout sur Didier Bellens

L'audition de Didier Bellens devant la commission Infrastructure de la Chambre a fait l'unanimité contre elle parmi les parlementaires, jeudi matin. Le patron de Belgacom y a notamment été interrogé sur la vente d'un bâtiment de l'opérateur à une société dont il est administrateur, la lettre envoyée au président du CD&V ou encore sur ses mandats.

'Didier Bellens pousse le conflit à son comble.' Voilà ce que déclare Roel Deseyn, parlementaire du CD&V, dans une réaction à une plainte émise par Bellens à propos de son travail.

Pour son 1er semestre 2013, le groupe Belgacom aura enregistré une baisse de 0,9% de son chiffre d'affaires à 3,168 milliards ¤ et un recul de son EBIDTA de 4,1% à 871 millions ¤. Des chiffres conformes à ses prévisions.

Belgacom n'a pas de problème avec la vente ou non de KPN Belgium à l'une ou l'autre partie. C'est ce qu'a indiqué son patron Didier Bellens lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe. "Mais il y a une chose que je ne comprends pas: pourquoi n'ont-ils pas vendu avant la vente aux enchères de la quatrième licence de téléphonie?" Non, le patron de Belgacom Didier Bellens ne voit absolument aucun inconvénient à la vente de KPN Belgium, même si son éternel rival Telenet rachète Base, ou De Persgroep de Van Thillo. "Je me souviens encore de l'époque où l'on disait que KPN allait évincer Belgacom du marché", plaisante le directeur. "Nous devons constater à présent que KPN va disparaître de notre pays."

Didier Bellens, le patron de l'entreprise télécom Belgacom, a empoché l'année dernière 2,6 millions d'euros. "Personne ne mérite un tel salaire", a réagi Dirk Van der Maelen, parlementaire du sp.a, ce week-end dans les journaux du groupe Corelio. Et de s'offusquer aussi des nombreuses primes de départ "excessives" versées par l'entreprise télécom.

Didier Bellens, le directeur de Belgacom, qui est de nouveau venu témoigner hier devant la commission Infrastructure de la Chambre dans l'affaire Fagard, semble ne pas avoir vraiment convaincu. Il a été interrogé pendant plus de quatre heures derrière des portes closes sur son bras droit, Conchetta Fagard, qui avait été licenciée l'année dernière après une plainte pour harcèlement. Lors de sa précédente comparution devant la commission de la Chambre, Bellens avait encore laissé entendre qu'il avait dû prendre rapidement une décision, mais de récentes informations parues dans la presse indiquaient que le directeur était au courant des problèmes depuis pas mal de temps déjà.

Le ministre des entreprises publiques Paul Magnette (PS) est, à l'entendre, profondément irrité par le comportement du CEO de Belgacom, Didier Bellens. Il l'a laissé clairement entendre hier jeudi au cours d'une séance de questions à la Chambre. La commission Infrastructure de la Chambre va de nouveau entendre le directeur de l'entreprise télécom. Ce jeudi à la Chambre, Magnette a répondu aux questions posées par Stefaan Van Hecke (Groen), Catherine Fonck (cdH) et Karine Lalieux (PS) au sujet de Bellens. Selon des articles parus dans les journaux De Tijd et De Morgen, ce dernier aurait menti à propos de sa protégée Concetta Fagard lors de son passage à la commission de la Chambre compétente.

Mobistar envisage de doubler sa part de 10 pour cent sur le marché des entreprises au cours des années à venir. Voilà ce qu'a déclaré son CEO, Jean-Marc Harion, lors d'un petit-déjeuner débat organisé à Bruxelles par Robert Half en collaboration avec De Tijd et L'Echo.