Tout sur ArcelorMittal

Après avoir effectué des perquisitions dans la région de Liège, Huy et Tournai, la Computer Crime Unit de la police judiciaire fédérale de Bruxelles a arrêté et auditionné 3 personnes suspectées d'avoir attaqué le site web d'ArcelorMittal. Au début de l'année, ArcelorMittal avait été menacée par des activistes du groupe de pirates Anonymous pour protester contre la fermeture de la ligne à chaud de l'entreprise à Liège. Quelques jours plus tard, les pirates étaient passés à l'action et avaient littéralement défiguré le site web de l'entreprise. ArcelorMittal avait fait appel à la Computer Crime Unit (CCU) de la police judiciaire fédérale belge et à la Federal Computer Crime Unit (FCCU).

Le site web du géant sidérurgique ArcelorMittal a été effectivement piraté par le collectif de pirates informatiques international Anonymous. L'opération avait été précédemment annoncée dans un message vidéo sur YouTube. Les pirates sont parvenus à leurs fins entre autres en abusant d'un script d'une entreprise IT gantoise. "Anonymous a réussi sa mission en attaquant avec succès le site web d'ArcelorMittal, comme vous pouvez le constater", peut-on lire ce vendredi matin sur le site du groupe sidérurgique. Le site est certes inaccessible, mais peut toujours être visionné par le truchement de Google Cache. Via quelques liens, le groupe de pirates a aussi mis en pâture sur le web une série de logins (CMS) et d'adresses e-mail.

ArcelorMittal est visée par Anonymous. Dans un message YouTube paru à la Nouvelle Année, la branche belge du collectif de pirates menace de lancer une cyber-attaque contre le groupe sidérurgique. Dans le message, l'on peut lire qu'Anonymous cible le géant de la sidérurgie pour protester contre la fermeture de la ligne à chaud à Liège. Cette fermeture avait été annoncée fin de l'année dernière et coûtera leur emploi à 581 travailleurs. Les pirates pourraient bloquer les sites web d'ArcelorMittal et publier des informations confidentielles. La direction belge de l'entreprise déclare prendre au sérieux cette menace et en a informé les autorités compétentes. "Nous disposons d'un système de sécurisation très performant et nous prenons toutes les mesures de prévention possibles pour nous protéger contre ce type d'action", explique la direction.

La fronde syndicale chez ArcelorMittal du début de cette année contre le contrat d'externalisation de l'informatique européenne avec CSC a porté ses fruits. Dans l'accord définitif, seule la moitié des informaticiens d'ArcelorMittal - 242 pour être précis - devra passer chez CSC. CSC a finalement décroché le contrat de cinq ans de HCL Technologies. Elle l'a emporté face à HP, IBM, Wipro et Capgemini qui étaient également en lice précédemment. Aucune information n'a été fournie quant à la valeur du contrat.

Demain jeudi, les informaticiens d'ArcelorMittal Gand se rendront au siège principal européen du géant de l'acier à Luxembourg, pour y mener une action lors du conseil d'entreprise. Ils protestent contre l'accord d'externalisation conclu entre Arcelor Mittal et CSC. Bien que ce contrat soit une affaire entendue, les projets d'ArcelorMittal de confier à CSC l'infrastructure IT au niveau européen (la gestion et la maintenance des centres de données, serveurs, PC, réseaux, de la sécurité,...) vont être présentés au conseil d'entreprise. En tout, ce sont quasiment 500 postes de travail qui sont visés, dont 37 à Gand, compte non tenu des externes.

Les informaticiens belges d'ArcelorMittal sont mécontents du contrat d'externalisation que le géant de l'acier a conclu avec CSC. "La nouvelle a fait l'effet d'une bombe", déclare-t-on à la CNE. Une action est déjà en cours. Le fait qu'un accord d'externalisation signé avec CSC semble être une chose entendue, est en soi déjà une nouvelle. Ce contrat porte sur l'infrastructure IT au niveau européen. Il s'agit de la gestion et de la maintenance des centres de données, serveurs, PC, réseaux, de la sécurité, etc. La société estime que les services d'infrastructure sont de plus en plus un élément de base et ne constituent donc plus un différentiateur stratégique. La lutte finale pour décrocher le contrat a opposé CSC et HCL Technologies, alors que HP, IBM, Wipro et Capgemini étaient aussi candidats. Rien n'a filtré à propos de la valeur de ce contrat.