Tout sur APD

Suite à la critique émise par quelques personnalités académiques quant à l'indépendance de l'autorité de protection des données, son président David Stevens nous écrit pour nous faire part de sa réaction. Il accepte la mise en garde, mais souhaite nuancer la critique.

Alexandra Jaspar, codirectrice du Centre de connaissance de l'Autorité de protection des données (APD), a fait part de sa démission dans une lettre adressée mardi, à la présidente de la Chambre (Eliane Tillieux, PS) et à la présidente la commission Justice (Kristien Van Vaerenbergh,N-VA), rapportent mercredi Le Soir et La Libre Belgique qui ont eu accès à une copie de la missive.

La structure sur laquelle est basée une grande partie des 'cookie pop-ups' sur le web, ne semble pas répondre aux directives européennes en matière de confidentialité. C'est à cette conclusion que l'Autorité de protection des données belge serait arrivée.

Mai 2018 a non seulement été le mois au cours duquel vous avez été submergé de mails de marketing pour vous demander votre autorisation, mais aussi l'entrée en vigueur de la législation GDPR qui limite la possibilité d'établir des contacts sans autorisation. Mais cette réglementation est-elle appliquée à la lettre?

"C'est dommage que certains me prêtent à tort d'autres intentions" que celle de contribuer en toute indépendance au bon fonctionnement de l'autorité de protection des données (APD), a déclaré mercredi le fonctionnaire Frank Robben. Il réagit à l'annonce d'une procédure imminente (et entre-temps officialisée) de la Commission européenne contre la Belgique pour infraction grave au règlement général de protection des données.

L'Autorité de protection des données (APD) belge estime qu'une norme en matière de collecte d'informations pour des publicités en ligne enfreint le GDPR. Si tel est le cas, cela pourrait avoir des conséquences sur la façon dont le traçage des publicités personnalisées fonctionne.

Le gouvernement fédéral vient d'annoncer la mise au point d'ici le mois de septembre d'une appli de détection de contacts, afin d'aider à juguler la propagation du covid-19. Il apparait cependant qu'à peine un peu plus d'un tiers des Belges (37%) sont prêts à installer une telle appli. 'Imaginez qu'on soit toujours aussi hésitant à mettre en oeuvre de nouvelles technologies et idées, que se passerait-il?', se demande Pascal Tops.

L'Autorité de protection des données (APD) ne s'oppose pas à une appli et à une base de données en vue de détecter les contaminations au corona, mais les deux propositions d'arrêtés royaux qui se trouvent à présent sur la table, doivent encore être clarifiées. Pour l'appli, le code-source doit ainsi toujours être publié à l'avance.