Tout sur APD

L'Autorité de protection des données (APD) belge estime qu'une norme en matière de collecte d'informations pour des publicités en ligne enfreint le GDPR. Si tel est le cas, cela pourrait avoir des conséquences sur la façon dont le traçage des publicités personnalisées fonctionne.

Le gouvernement fédéral vient d'annoncer la mise au point d'ici le mois de septembre d'une appli de détection de contacts, afin d'aider à juguler la propagation du covid-19. Il apparait cependant qu'à peine un peu plus d'un tiers des Belges (37%) sont prêts à installer une telle appli. 'Imaginez qu'on soit toujours aussi hésitant à mettre en oeuvre de nouvelles technologies et idées, que se passerait-il?', se demande Pascal Tops.

L'Autorité de protection des données (APD) ne s'oppose pas à une appli et à une base de données en vue de détecter les contaminations au corona, mais les deux propositions d'arrêtés royaux qui se trouvent à présent sur la table, doivent encore être clarifiées. Pour l'appli, le code-source doit ainsi toujours être publié à l'avance.

Quiconque souhaite utiliser FisconetPlus, une banque de données du SPF Finances, pour solliciter une réglementation fiscale, a besoin depuis l'année dernière d'un compte Microsoft. Comme la création d'un tel compte oblige l'utilisateur à décliner des données personnelles, le service public contrevient au GDPR européen. Voilà la conclusion tirée par l'Autorité de protection des données.

Depuis l'entrée en vigueur le 25 mai du nouveau règlement européen en matière de respect de la vie privée - le GDPR en anglais ou le RGPD en français -, l'Autorité pour la protection des données a déjà enregistré 317 dépositions de fuite de données, contre seulement 13 pour toute l'année 2017.