HelloFresh, SoundCloud, Zalando, etc. Voilà quelques-unes de plus grandes start-up européennes qui ont Berlin comme base de lancement. En outre, nombre d'investisseurs allemands y ont installé leur quartier général. Pourtant, les start-up belges ne considèrent pas l'Allemagne comme un marché potentiellement intéressant. En effet, les jeunes pousses belges préfèrent se tourner vers Londres et lorsqu'elles sont rachetées, c'est davantage par des acteurs belges (36%) ou américains (26%). Une occasion manquée, comme le montre une visite à la Chambre allemande de Commerce. " Quelque 20 % de la croissance économique de la capitale allemande sont générés par les jeunes pousses du numérique, remarque Michael Blank, directeur de la Deutscher Indust...

HelloFresh, SoundCloud, Zalando, etc. Voilà quelques-unes de plus grandes start-up européennes qui ont Berlin comme base de lancement. En outre, nombre d'investisseurs allemands y ont installé leur quartier général. Pourtant, les start-up belges ne considèrent pas l'Allemagne comme un marché potentiellement intéressant. En effet, les jeunes pousses belges préfèrent se tourner vers Londres et lorsqu'elles sont rachetées, c'est davantage par des acteurs belges (36%) ou américains (26%). Une occasion manquée, comme le montre une visite à la Chambre allemande de Commerce. " Quelque 20 % de la croissance économique de la capitale allemande sont générés par les jeunes pousses du numérique, remarque Michael Blank, directeur de la Deutscher Industrie- und Handelskammertag. Pas étonnant dès lors que 2/3 du capital-risque disponible en Allemagne soient investis dans des start-up berlinoises. " C'est surtout le fintech qui semble focaliser tous les regards. C'est ainsi que Blank avance que d'ici 10 ans, ce secteur créera pas moins de 40.000 emplois. En cause sans doute le fait que la Silicon Valley ait largement manqué le train du fintech. Berlin regorge donc de petites entreprises et met surtout l'accent sur le scale-up et la stimulation de la croissance. Pour preuve, contrairement à ce qui se passe chez nous, on trouve notamment un écosystème centralisé d'initiatives privées et publiques. " Berlin a mis au point le cocktail parfait pour déployer un écosystème performant, estime Nils Roelandt, village manager chez Co.Station Gand. On y retrouve à la fois des capitaux et une bonne infrastructure. La ville en est également consciente et se positionne comme une région attractive pour les entreprises technologiques, ce qui génère à son tour un afflux de talents et d'entrepreneurs. Berlin pourrait être qualifiée de technophile. Le logement y est accessible à tous les publics et l'on y trouve de plus en plus de sites de coworking et de snacks branchés dans l'espace public. En outre, on y parle au moins autant anglais qu'allemand. " L'une des initiatives épinglées par Roelandt concerne le Berlin Partner for Business & Technology. Celui-ci assiste les entreprises tant débutantes qu'en croissance dans la recherche de ressources, conseils, capitaux et réseaux pertinents. " En Belgique, on cherche trop à permettre à chacun de devenir entrepreneur, considère le village manager. Or l'upscaling doit être pris en compte, alors que le 'sens de l'urgence' fait défaut, de même que l'expérience nécessaire en scale-up. " Par 'expérience nécessaire du scale-up', Roelandt semble viser le message 'pour des entrepreneurs et par des entrepreneurs'. C'est ainsi que Berlin a créé les Rheingau Founders, une sorte de programme d'accélération géré par un duo qui avait fondé en son temps sa propre entreprise. " Berlin regorge d'entrepreneurs de 2e génération qui investissent dans tout ce qui vient après eux ", dixit encore Roelandt.