Fondée en 1994, BKM proposait au départ une offre de GSM, télécopieurs, photocopieurs et centraux téléphoniques pour PME. Le nom de l'entreprise est l'acronyme du prénom des fondateurs, à savoir le directeur général, Bart Soetaers, et le directeur financier, Marc Max. " Grâce à une combinaison de croissance organique et de rachats ciblés, nous avons étendu nos activités à 4 domaines ", explique Bart Soetaers. Concrètement, il s'agit des communications unifiées et de la collaboration, de solutions IT, de solutions documentaires et visuelles (dont l'impression) et de la connectivité. " Nous partons toujours du principe du guichet unique en agissant pour nos clients comme un point de contact central pour différents services. " Parmi ses références, BKM cite d'importants clients tels que Veritas, Studio 100, Sarens et Belisol. Avec Attention IT (2008) ainsi que Businesscom (2010) et Oratis (2015), l'entreprise avait procédé ces dernières années à différents rachats déjà.

Si les entreprises dépendent largement de l'ICT, elles préfèrent en pratique s'y intéresser le moins possible.

Et en 2016, l'entreprise accélérait encore sa croissance via l'acquisition de son homologue Hexacom, spécialiste en télécoms (Steenokkerzeel). Par ce rachat, BKM devenait un acteur doté d'un chiffre d'affaires de 29 millions ? pour 170 collaborateurs et un portefeuille de 16.000 clients. Ce sont surtout le cloud interne et la solution de connectivité de Hexacom qui ont contribué de manière significative au concept de 'one-stop-shop'. Dans le sillage de la reprise de Hexacom, l'entreprise procédait à l'acquisition du département de ventes de Mitel. Du coup, Bart Soetaers et Marc Max se fixaient comme objectif d'atteindre la barre des 50 millions ? à l'horizon 2020. " J'ai un bagage économique, explique Bart Soetaers. Je suis essentiellement un entrepreneur et un informaticien généraliste, pas un technicien pointu. " Sa vision du marché est claire : la consolidation qui intervient actuellement - et dont BKM est un bel exemple - est la voie de la croissance. " C'est la seule manière de nous imposer sur le marché en tant qu'acteur indépendant, sans lien avec un opérateur. "

Stratégie de rachats

Grâce à 4 rachats stratégiques, BKM réalise ses ambitions avec 2 ans d'avance sur le planning. Les entreprises rachetées sont CC@PS (Westrozebeke, solutions documentaires et d'impression, 10 collaborateurs, 3,5 millions ? de CA), Data Unit (Diegem et Lummen, services de réseau et de sécurité, 40 collaborateurs, 13,7 millions ? de CA), Fonitel (Torhout, intégrateur en téléphonie et ICT, 15 collaborateurs, 2,5 millions ? de CA) et VoXX (cloud voice via 7 revendeurs). A noter qu'avec le rachat de Data Unit, BKM a réussi à détacher une entreprise d'Engie Fabricom. " Avec 230 personnes, nous sommes désormais en mesure de défier les grands acteurs ", insiste Bart Soetaers. Du coup, BKM devient le principal partenaire de Mitel, Unify, Sharp et Huawei.

Avec cette offre élargie, BKM s'inscrit en outre intelligemment dans l'évolution des besoins des clients. Car si les entreprises dépendent largement de l'ICT, elles préfèrent en pratique s'y intéresser le moins possible. " Grâce à notre point de contact central, nous entendons décharger un maximum le client ", ajoute Bart Soetaers, qui souligne que ce point de contact est situé le plus près possible du client. En effet, les rachats ont permis à BKM de disposer de plusieurs nouveaux bureaux. Outre les sièges de Hasselt, Steenokkerzeel et Gand, BKM est aussi présente à Diegem et Lummen suite au rachat de Data Unit, tandis que CC@PS et Fonitel, la limbourgeoise s'est aussi implantée en Flandre-Occidentale.

Vers le cloud

De même, les récents rachats élargissent sensiblement le portefeuille de clients de BKM, tout en lui ouvrant de nouveaux marchés. " A cet égard, l'acquisition de Data Unit se révèle importante dans la mesure où nous pouvons désormais attaquer réellement pour la première fois le marché des entreprises. " De même, BKM s'oriente aussi sans surprise - notamment grâce à ces rachats - vers le modèle hybride. " Il y a encore beaucoup d'entreprises qui s'en tiennent à l'infrastructure sur-site, considère Bart Soetaers. Dans le même temps, l'évolution vers le cloud est une tendance claire. "

De par ses origines, BKM est un prestataire de services fortement ancré dans le modèle sur-site. Du coup, le cloud représente un défi supplémentaire. " Il s'agit d'une approche totalement différente où le volume notamment est très important. C'est dans ce contexte que les reprises sont importantes. Lorsque nos clients migrent toujours davantage vers le cloud, il est essentiel que nous soyons forts sur le marché. "

Le bon moment

Les prochains mois sont placés sous le signe de l'intégration des entreprises rachetées. " Il va de soi que nous continuons également à regarder de nouvelles opportunités, insiste Bart Soetaers. L'accent reste mis sur la Belgique et les 4 domaines que nous couvrons. Nous entendons travailler au plus près du client dans chaque région économique. " Cette approche est d'ailleurs également intéressante pour les employés de BKM. " Il reste très difficile d'attirer de nouveaux collaborateurs. Lorsque les personnes peuvent travailler dans leur propre région - et non plus se rendre à Bruxelles ou Anvers -, ils choisissent cette solution. " Avec ces 4 rachats récents, BKM se dote du même coup de nouvelles compétences " Il est important de pouvoir offrir aux employés la possibilité de se former à de nouvelles technologies et de développer de nouvelles compétences. " Nous nous intéressons bien sûr également à des start-up actives entre autres dans l'Internet des objets, les chatbots ou d'autres technologies nouvelles, note encore Bart Soetaers. Pour l'instant, nous adoptons une position attentiste. Tout l'art consiste à aborder une nouvelle technologie au meilleur moment, afin de pouvoir lui donner directement sa pleine dimension. "

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