Comme il existe de très nombreux types d'indépendants, les plateformes sont toutes aussi variées. La plus ancienne propose d'ailleurs l'approche la plus classique, puisque freelancenetwork.be se profile essentiellement comme un site d'offres d'emploi, précise son CEO, Nick Denoo. " Vous vous inscrivez moyennant 119 ? par an en indiquant la catégorie dans laquelle vous êtes actif, sachant que nous ne nous limitons pas aux profils ICT. En effet, nous avons évolué pour devenir l'une des plus grandes plateformes d'indépendants du pays sur laquelle quelque 20 à 30 missions sont postées chaque jour. "
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Comme il existe de très nombreux types d'indépendants, les plateformes sont toutes aussi variées. La plus ancienne propose d'ailleurs l'approche la plus classique, puisque freelancenetwork.be se profile essentiellement comme un site d'offres d'emploi, précise son CEO, Nick Denoo. " Vous vous inscrivez moyennant 119 ? par an en indiquant la catégorie dans laquelle vous êtes actif, sachant que nous ne nous limitons pas aux profils ICT. En effet, nous avons évolué pour devenir l'une des plus grandes plateformes d'indépendants du pays sur laquelle quelque 20 à 30 missions sont postées chaque jour. " Pour sa part, jellow.be adopte une autre approche avec comme point de départ le maître d'ouvrage. Contrairement à Freelancenetwork, le système est gratuit pour les indépendants et ce sont les maîtres d'ouvrage qui paient leur abonnement à la base de données. " Nous comptons quelque 30.000 indépendants affiliés, que ce soit dans les services professionnels B2B ou l'ICT, précise Stef Debbaut. Celui qui recherche un indépendant peut, lorsqu'il introduit un profil, filtrer par spécialité, région et tarif, après quoi on reçoit une liste des candidats intéressants. " Bref, celui qui offre ses services comme indépendant peut-il simplement s'inscrire ? Les profils sont-ils ou non vérifiés ? Un peu. " Les candidats ne peuvent s'enregistrer que s'ils ont un numéro de TVA ", souligne Denoo. C'est de toute façon indispensable pour la facturation. " Sans numéro d'entreprise, cela ne fonctionne pas ", ajoute Debbaut. Les deux sites exercent une sorte de contrôle a posteriori. " En cas de plainte, nous intervenons, précise Denoo. Il arrive que nous devions refuser l'accès à des indépendants ou des maîtres d'ouvrage. " Chez Jellow, un 'chief happiness officer' est responsable de la satisfaction des clients. " Si un indépendant ne satisfait pas, il est irrémédiablement rayé de notre fichier, insiste Debbaut. Nous préférons la qualité à la quantité. " Chez Gighouse, un nouvel acteur, filiale de House Of HR, la vérification est un peu plus poussée. " Nous contrôlons non seulement les références, mais examinons également l'ensemble de la carrière pour évaluer les compétences de l'indépendant sur base de ses missions antérieures, explique Melanie Deblanc. Et nous analysons également les maîtres d'ouvrage. Une étude a montré qu'un indépendant ne peut faire du bon travail que s'il se sent bien. Un élément comme la culture d'entreprise est donc également important, de sorte que nous veillons à ce que l'employeur et l'indépendant soient sur la même longueur d'onde. " En d'autres termes, Gighouse propose de la mise en corrélation et va donc plus loin que ses deux concurrents. " Nous estimons que l'aspect personnel est tout aussi important. Nous croyons certes que l'intelligence artificielle peut automatiser un tel processus, sachant qu'un contrôle par un humain doit toujours exister pour vérifier le résultat. " Denoo se montre toutefois sceptique. " J'estime qu'il s'agit d'un effet de mode, soupire-t-il. Nous envoyons chaque matin des missions potentielles à nos indépendants affiliés. On peut donc aussi parler de mise en corrélation. " " En fait, on est confronté à trois problèmes récurrents, analyse Laurent-Philippe Ham de Beelance, une nouvelle plateforme pour indépendants. " Il y a le volet commercial : il faut savoir se vendre. Puis l'administration, comme la facturation, qui est chronophage. Et enfin, il y a le fait que l'on soit toujours seul. Lorsque votre mission est terminée, vous quittez l'entreprise pour une autre. Je voulais apporter une solution à ces trois aspects. " Dès lors, Beelance prend en charge l'ensemble de l'administration, y compris éventuellement les paiements. " Ce faisant, plus besoin d'attendre deux mois avant d'avoir son argent. De même, toutes les décisions relatives aux plannings horaires sont centralisées sur notre plateforme. En outre, nous avons conçu notre algorithme de mise en corrélation de telle façon à ce que les indépendants ne reçoivent que les missions qui répondent à leurs critères. Quant à l'aspect de solitude, nous essayons d'y remédier avec notre communauté Beelance d'indépendants, notamment dans le cadre de Webinaires et autres événements. " " Un statut d'indépendant est un mode de vie, conclut Ham. Au début, on a besoin d'autres choses qu'à la fin. " Le recours à telle ou telle plateforme ou appli s'inscrit dans ce contexte. Il n'y a pas d'outil idéal : tout dépend des besoins spécifiques de chaque indépendant. A vous donc d'essayer et de voir ce qui vous convient le mieux.