Stamos souhaitait donner nettement plus d'éclaircissements sur la façon dont Facebook est utilisé pour la diffusion de fausses nouvelles et sur l'impact que cela a sur les utilisateurs. Le PDG Mark Zuckerberg et la directrice d'exploitation Sheryl Sandberg notamment ne le voulaient pas.

Depuis quelque temps déjà, Facebook défraie la chronique de manière négative, parce que des Russes auraient utilisé le média social pour impacter les élections américaines. Il semble à présent que Facebook n'ait pas vraiment réagi, lorsque l'entreprise data Cambridge Analytica rapatria les données de 50 millions d'utilisateurs du réseau social.

Les tâches quotidiennes de Stamos avaient en décembre déjà été confiées à d'autres. Il lui a été demandé de rester quand même en place jusqu'en août, afin d'assouplir la transition. Un départ prématuré "serait aussi mal vu" dans l'optique Facebook, indiquent des sources proches de l'entreprise dans The New York Times. Dans un tweet rédigé après l'article paru dans le journal, Stamos n'a pas nié que ses tâches avaient été modifiées. Il y affirmait cependant "être encore entièrement orienté Facebook".