Le service de livraison d'Uber a doublé durant le trimestre écoulé, alors que le service de taxi a régressé de 75 pour cent. Ce n'est en soi pas étonnant durant un trimestre, où une grande partie du monde se trouvait en confinement, mais l'ordre de grandeur a de quoi inquiéter.

Les rentrées des courses de taxi d'Uber ont reculé de 12,2 milliards de dollars durant le même trimestre de l'année dernière à 3 milliards cette année. Cette baisse n'a pu être compensée par le service de livraison pourtant en plein boum. Les revenus des livraisons à domicile ont en effet doublé pour passer de 3,4 à 7 milliards de dollars au trimestre dernier. En tout, l'entreprise essuie une perte d'1,8 milliard de dollars. Pour Uber, c'est cependant 'normal'. Si on ne tient pas compte des dépenses pour d'importants rachats, l'entreprise se trouve depuis quelques années déjà dans le rouge d'un milliard de dollars environ par trimestre.

Et cela ne risque pas de s'arranger dans l'immédiat. Même si le CEO Khosrowshahi signalait en 2019 encore que l'entreprise commencerait à générer du bénéfice à la fin de cette année, c'était sans compter avec la pandémie. En 2019, le service de taxi d'Uber avait été plus ou moins rentable, alors qu'Uber Eats, le service de livraison, accusait une forte perte. Cette fois, c'est l'inverse qui s'est passé, mais Uber Eats est (actuellement) nettement inférieur à ce qu'était le service de taxi.

En mai, l'entreprise avait licencié 3.700 personnes, afin de limiter ses pertes, après de précédentes phases de licenciement en 2019. Elle dispose toutefois de quelque 8 milliards de dollars en liquidités provenant d'investissements précédents et peut donc tenir encore un peu le coup.

Le service de livraison d'Uber a doublé durant le trimestre écoulé, alors que le service de taxi a régressé de 75 pour cent. Ce n'est en soi pas étonnant durant un trimestre, où une grande partie du monde se trouvait en confinement, mais l'ordre de grandeur a de quoi inquiéter.Les rentrées des courses de taxi d'Uber ont reculé de 12,2 milliards de dollars durant le même trimestre de l'année dernière à 3 milliards cette année. Cette baisse n'a pu être compensée par le service de livraison pourtant en plein boum. Les revenus des livraisons à domicile ont en effet doublé pour passer de 3,4 à 7 milliards de dollars au trimestre dernier. En tout, l'entreprise essuie une perte d'1,8 milliard de dollars. Pour Uber, c'est cependant 'normal'. Si on ne tient pas compte des dépenses pour d'importants rachats, l'entreprise se trouve depuis quelques années déjà dans le rouge d'un milliard de dollars environ par trimestre.Et cela ne risque pas de s'arranger dans l'immédiat. Même si le CEO Khosrowshahi signalait en 2019 encore que l'entreprise commencerait à générer du bénéfice à la fin de cette année, c'était sans compter avec la pandémie. En 2019, le service de taxi d'Uber avait été plus ou moins rentable, alors qu'Uber Eats, le service de livraison, accusait une forte perte. Cette fois, c'est l'inverse qui s'est passé, mais Uber Eats est (actuellement) nettement inférieur à ce qu'était le service de taxi.En mai, l'entreprise avait licencié 3.700 personnes, afin de limiter ses pertes, après de précédentes phases de licenciement en 2019. Elle dispose toutefois de quelque 8 milliards de dollars en liquidités provenant d'investissements précédents et peut donc tenir encore un peu le coup.