Deux à quatre minutes: voilà ce dont a besoin un intrus pour pénétrer quelque part. Et même si l'alarme retentit en cas d'ouverture d'une porte ou de bris d'une fenêtre, le voleur a encore souvent assez de temps pour s'emparer rapidement de pas mal de choses. 'Toute intrusion génère des dégâts et des pertes', déclare Frederick Jacobs, co-fondateur de Security360. 'Et c'est sans parler de l'impact psychologique, car toute personne ayant déjà dû subir un vol par effraction, ne se sent plus jamais à son aise dans sa maison.'

Une meilleure analyse ses images

Le problème, Jacobs n'a aucun mal à le pointer du doigt, fort de ses quinze années d'expérience dans le secteur de la sécurité: 'Cela fait des décennies déjà que nous assurons la sécurité de la même manière: avec un système d'alarme interne qui détecte les mouvements. Alors qu'il serait quand même nettement plus indiqué d'installer un système extérieur qui observe les personnes mal intentionnées avant qu'elles ne passent à l'acte.'

Mais cela n'est pas chose aisée. La météo, les animaux (domestiques) et les insectes provoquent rapidement de fausses alarmes. 'Si cela se passe trois fois par mois, on a évidemment tendance de désactiver assez vite ce type d'alarme', explique Jacobs. 'Voilà pourquoi nous, nous avons misé sur une amélioration de l'analyse des images avec l'aide de l'intelligence artificielle. Nous avons développé un boîtier qui est compatible tant avec des caméras déjà installées qu'avec des nouvelles. Dès qu'un mouvement est détecté, le boîtier convertit les images en des cycles de dix secondes.'

C'est là qu'on fait aussi appel à l'intelligence naturelle. Le cycle d'images est en effet transféré illico à une communauté Security360 mondiale. 'Si trois membres de celle-ci cochent endéans les cinq secondes le cycle comme étant une activité suspecte, l'alarme se déclenche', poursuit Jacobs. 'C'est un processus qui prend fin au bout de 22 secondes, voire de 30 secondes maximum.'

La communauté ne le fait évidemment pas de manière désintéressée. 'Il existe un système de points avec un classement allant de pair. Quiconque obtient de bons points, peut progressivement atteindre un score donnant droit à des gadgets tels un smartphone ou une tablette. Il va de soi qu'il peut arriver qu'aucun des membres ne soit disponible ou qu'il n'y ait pas une réaction suffisamment rapide. Dans une telle situation, on s'en remet aux salles de contrôle (centraux) avec qui nous avons conclu des contrats. Nous rêvons du reste que les personnes qui utilisent notre produit chez elles, fassent partie du réseau en échange d'une ristourne sur le prix de l'abonnement. Notre slogan n'est pas pour rien le suivant: All secured, secured by all.'

Est-il possible qu'un jour, l'AI devienne si intelligente que le réseau ne s'avère plus nécessaire? 'Il va de soi que nous utilisons les données des messages pour améliorer nos algorithmes et actualiser régulièrement les boîtiers. Mais ce qui est le plus compliqué, c'est l'identification du comportement. Reste donc à savoir si nous pourrons un jour l'automatiser entièrement.'

Particuliers et entreprises

Secury360 a lancé sa solution en novembre dernier. Un boîtier revient à 999 euros, et l'abonnement correspondant à 9,99 euros par mois. 'Jusqu'à présent, cinquante clients se sont montrés intéressés, ce qui représente quelque deux cents caméras connectées. On y trouve des particuliers qui veulent sécuriser leur villa, mais aussi de grandes entreprises de construction qui souhaitent tenir à l'oeil leurs chantiers. Et on constate alors qu'il arrive souvent que des gens tentent de pénétrer sur l'un ou l'autre de ces chantiers. En moins de six mois, nous avons ainsi pu déceler pas mal d'activité suspecte.'

Le but est maintenant de s'étendre. Dans ce but, Jacobs envisage plusieurs possibilités. 'La conclusion de partenariats avec des assureurs est évidente. Nous collaborons de toute façon avec des firmes de sécurité au niveau de la répartition', déclare-t-il. 'Les quatre principaux fabricants de caméras reprennent également notre solution dans leurs gammes. Nous avons ainsi déjà réussi à accomplir notre première approche de l'étranger, car c'est là que se profile notre horizon. Avec le soutien de Flanders Investment & Trade (FIT), nous avons déjà étudié la législation de huit pays, dont le Danemark, qui est aux prises avec un grand nombre d'intrusions, mais aussi les Pays-Bas, où nous voulons nous ancrer en premier lieu.'

Jacobs a d'abord eu recours à des moyens propres pour créer sa jeune pousse, avant d'obtenir assez rapidement auprès de divers pouvoirs publics des subsides d'un montant total de 320.000 euros. 'Début 2020, nous avons accueilli U2P à bord qui a investi cent mille euros. Nous avons aussi obtenu un prêt de 250.000 euros de la Limburgse Reconversie Maatschappij (LRM). Comme les choses se présentent actuellement, nous devrions pouvoir nous autofinancer si nous atteignons nos objectifs cette année. Le besoin de récolter du capital supplémentaire dépendra donc surtout de la manière dont notre croissance se déroulera à l'étranger.'

Security360

Siège social: Zonhoven

Nombre d'associés: 4

Finances: pas de phase de capitalisation supplémentaire prévue

Site web: Secury-360.com

Deux à quatre minutes: voilà ce dont a besoin un intrus pour pénétrer quelque part. Et même si l'alarme retentit en cas d'ouverture d'une porte ou de bris d'une fenêtre, le voleur a encore souvent assez de temps pour s'emparer rapidement de pas mal de choses. 'Toute intrusion génère des dégâts et des pertes', déclare Frederick Jacobs, co-fondateur de Security360. 'Et c'est sans parler de l'impact psychologique, car toute personne ayant déjà dû subir un vol par effraction, ne se sent plus jamais à son aise dans sa maison.'Le problème, Jacobs n'a aucun mal à le pointer du doigt, fort de ses quinze années d'expérience dans le secteur de la sécurité: 'Cela fait des décennies déjà que nous assurons la sécurité de la même manière: avec un système d'alarme interne qui détecte les mouvements. Alors qu'il serait quand même nettement plus indiqué d'installer un système extérieur qui observe les personnes mal intentionnées avant qu'elles ne passent à l'acte.'Mais cela n'est pas chose aisée. La météo, les animaux (domestiques) et les insectes provoquent rapidement de fausses alarmes. 'Si cela se passe trois fois par mois, on a évidemment tendance de désactiver assez vite ce type d'alarme', explique Jacobs. 'Voilà pourquoi nous, nous avons misé sur une amélioration de l'analyse des images avec l'aide de l'intelligence artificielle. Nous avons développé un boîtier qui est compatible tant avec des caméras déjà installées qu'avec des nouvelles. Dès qu'un mouvement est détecté, le boîtier convertit les images en des cycles de dix secondes.'C'est là qu'on fait aussi appel à l'intelligence naturelle. Le cycle d'images est en effet transféré illico à une communauté Security360 mondiale. 'Si trois membres de celle-ci cochent endéans les cinq secondes le cycle comme étant une activité suspecte, l'alarme se déclenche', poursuit Jacobs. 'C'est un processus qui prend fin au bout de 22 secondes, voire de 30 secondes maximum.'La communauté ne le fait évidemment pas de manière désintéressée. 'Il existe un système de points avec un classement allant de pair. Quiconque obtient de bons points, peut progressivement atteindre un score donnant droit à des gadgets tels un smartphone ou une tablette. Il va de soi qu'il peut arriver qu'aucun des membres ne soit disponible ou qu'il n'y ait pas une réaction suffisamment rapide. Dans une telle situation, on s'en remet aux salles de contrôle (centraux) avec qui nous avons conclu des contrats. Nous rêvons du reste que les personnes qui utilisent notre produit chez elles, fassent partie du réseau en échange d'une ristourne sur le prix de l'abonnement. Notre slogan n'est pas pour rien le suivant: All secured, secured by all.'Est-il possible qu'un jour, l'AI devienne si intelligente que le réseau ne s'avère plus nécessaire? 'Il va de soi que nous utilisons les données des messages pour améliorer nos algorithmes et actualiser régulièrement les boîtiers. Mais ce qui est le plus compliqué, c'est l'identification du comportement. Reste donc à savoir si nous pourrons un jour l'automatiser entièrement.'Secury360 a lancé sa solution en novembre dernier. Un boîtier revient à 999 euros, et l'abonnement correspondant à 9,99 euros par mois. 'Jusqu'à présent, cinquante clients se sont montrés intéressés, ce qui représente quelque deux cents caméras connectées. On y trouve des particuliers qui veulent sécuriser leur villa, mais aussi de grandes entreprises de construction qui souhaitent tenir à l'oeil leurs chantiers. Et on constate alors qu'il arrive souvent que des gens tentent de pénétrer sur l'un ou l'autre de ces chantiers. En moins de six mois, nous avons ainsi pu déceler pas mal d'activité suspecte.'Le but est maintenant de s'étendre. Dans ce but, Jacobs envisage plusieurs possibilités. 'La conclusion de partenariats avec des assureurs est évidente. Nous collaborons de toute façon avec des firmes de sécurité au niveau de la répartition', déclare-t-il. 'Les quatre principaux fabricants de caméras reprennent également notre solution dans leurs gammes. Nous avons ainsi déjà réussi à accomplir notre première approche de l'étranger, car c'est là que se profile notre horizon. Avec le soutien de Flanders Investment & Trade (FIT), nous avons déjà étudié la législation de huit pays, dont le Danemark, qui est aux prises avec un grand nombre d'intrusions, mais aussi les Pays-Bas, où nous voulons nous ancrer en premier lieu.'Jacobs a d'abord eu recours à des moyens propres pour créer sa jeune pousse, avant d'obtenir assez rapidement auprès de divers pouvoirs publics des subsides d'un montant total de 320.000 euros. 'Début 2020, nous avons accueilli U2P à bord qui a investi cent mille euros. Nous avons aussi obtenu un prêt de 250.000 euros de la Limburgse Reconversie Maatschappij (LRM). Comme les choses se présentent actuellement, nous devrions pouvoir nous autofinancer si nous atteignons nos objectifs cette année. Le besoin de récolter du capital supplémentaire dépendra donc surtout de la manière dont notre croissance se déroulera à l'étranger.'