En tant qu'étudiante jobiste, Pauline Van Ostaeyen s'y est elle-même autrefois frottée avec, à la clé, un volumineux et désagréable travail répétitif chez un transporteur portuaire. 'On pourrait plus ou moins qualifier ce genre d'entreprise d'expédition d'agence de voyages pour le trafic de containers', déclare-t-elle en riant. 'Elle règle tout le processus du transport avec la société d'armateurs de port en port et contrôle l'ensemble de près. Cela se traduit par pas mal de paperasserie et de recours au tip-ex pour modifier par exemple les dates d'arrivée. J'ai même été jusqu'à littéralement courir derrière un coursier, afin qu'un container puisse encore partir à temps.'

Et c'est ainsi que Van Ostaeyen créa, conjointement avec deux associés, une plate-forme SaaS destinée à mettre bon ordre dans tout cela une bonne fois pour toutes. 'Le plus important, c'est de permettre une visualisation du trajet des containers', précise-t-elle. 'C'était dingue pour nous de voir que quand nous commandions une pizza en ligne, nous pouvions parfaitement suivre le coursier sur un écran, alors que ce genre de système n'était pas disponible pour les containers transportés par-delà les océans. Nous l'avons donc mis en oeuvre. Nous fournissons aux transporteurs et aux autres clients un aperçu pratique de chaque container se trouvant chez tel ou tel armateur, où les marchandises se trouvent physiquement à tout moment et - dans certains cas - nous fournissons aussi des données complémentaires sur les chargements.'

Dockflow utilise dans ce but notamment des données par satellite qu'elle achète, mais par exemple aussi des capteurs permettant de surveiller par exemple la température d'un container. Van Ostaeyen: 'C'est en effet essentiel pour les produits à conserver au frais.'

Pandémie

Et la plate-forme de Dockflow embarque encore d'autres 'gadgets intelligents', comme les qualifie Van Ostaeyen. 'Pour commencer, il y a le suivi de l'ETA, à savoir la date d'arrivée d'un container', explique-t-elle. 'Avant, cela changeait dans cinq à dix pour cent des transports, mais une chose est sûre, c'est que depuis la pandémie, on en est à 99 pour cent.'

Dans la pratique, un transporteur est donc occupé facilement deux heures par jour à effectuer des recherches et à modifier les choses en conséquence. Dockflow entend automatiser tout ce processus. 'Prenez par exemple les surestaries ('demurrage'), à savoir les indemnités ou les amendes à payer pour un container s'il reste trop longtemps sur place. Cela se traduit à chaque fois par pas mal de discussions à propos de savoir qui doit payer, mais avec notre plate-forme, c'en est fini car vous disposez d'une image nettement plus claire de l'endroit où un container n'a pas été enlevé ou est resté bloqué.'

Dockflow continue de perfectionner sa plate-forme, mais a d'ores et déjà trouvé une vingtaine de clients. Nombre d'entre eux se situent autour du port d'Anvers, mais par leur intermédiaire, la jeune pousse s'est aussi fait connaître à l'étranger. 'Nous avons aujourd'hui des clients en Inde, au Canada et à Shanghai', affirme Van Ostaeyen. 'Nos ambitions sont donc à coup sûr internationales, mais d'abord, nous voulons occuper une position en vue tant en Belgique qu'aux Pays-Bas.'

Et d'examiner aussi l'aspect financier: 'Nous avons réussi à nous en tirer par nous-mêmes grâce à des revenus tirés de la consultance, avant de nous tourner vers notre famille, nos amis et connaissances.' Il y eut alors les investissements de Fintro et de PMV, puis de The Birdhouse et de Belfius et, enfin, de deux business angels, à savoir l'indien Intercont et l'entrepreneur anversois Kris Kerremans (Inuits). Le tout a déjà rapporté 700.000 euros d'investissement. 'Il va de soi que nous sommes intéressés par du financement supplémentaire, mais d'abord, nous voulons faire avec ce que nous avons déjà recueilli. Ce n'est qu'au cours de l'année prochaine que nous rechercherons probablement encore du capital.'

DockFlow

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 3

Finances: pas de projet pour 2022

Site web: Dockflow.com

En tant qu'étudiante jobiste, Pauline Van Ostaeyen s'y est elle-même autrefois frottée avec, à la clé, un volumineux et désagréable travail répétitif chez un transporteur portuaire. 'On pourrait plus ou moins qualifier ce genre d'entreprise d'expédition d'agence de voyages pour le trafic de containers', déclare-t-elle en riant. 'Elle règle tout le processus du transport avec la société d'armateurs de port en port et contrôle l'ensemble de près. Cela se traduit par pas mal de paperasserie et de recours au tip-ex pour modifier par exemple les dates d'arrivée. J'ai même été jusqu'à littéralement courir derrière un coursier, afin qu'un container puisse encore partir à temps.' Et c'est ainsi que Van Ostaeyen créa, conjointement avec deux associés, une plate-forme SaaS destinée à mettre bon ordre dans tout cela une bonne fois pour toutes. 'Le plus important, c'est de permettre une visualisation du trajet des containers', précise-t-elle. 'C'était dingue pour nous de voir que quand nous commandions une pizza en ligne, nous pouvions parfaitement suivre le coursier sur un écran, alors que ce genre de système n'était pas disponible pour les containers transportés par-delà les océans. Nous l'avons donc mis en oeuvre. Nous fournissons aux transporteurs et aux autres clients un aperçu pratique de chaque container se trouvant chez tel ou tel armateur, où les marchandises se trouvent physiquement à tout moment et - dans certains cas - nous fournissons aussi des données complémentaires sur les chargements.' Dockflow utilise dans ce but notamment des données par satellite qu'elle achète, mais par exemple aussi des capteurs permettant de surveiller par exemple la température d'un container. Van Ostaeyen: 'C'est en effet essentiel pour les produits à conserver au frais.'Et la plate-forme de Dockflow embarque encore d'autres 'gadgets intelligents', comme les qualifie Van Ostaeyen. 'Pour commencer, il y a le suivi de l'ETA, à savoir la date d'arrivée d'un container', explique-t-elle. 'Avant, cela changeait dans cinq à dix pour cent des transports, mais une chose est sûre, c'est que depuis la pandémie, on en est à 99 pour cent.'Dans la pratique, un transporteur est donc occupé facilement deux heures par jour à effectuer des recherches et à modifier les choses en conséquence. Dockflow entend automatiser tout ce processus. 'Prenez par exemple les surestaries ('demurrage'), à savoir les indemnités ou les amendes à payer pour un container s'il reste trop longtemps sur place. Cela se traduit à chaque fois par pas mal de discussions à propos de savoir qui doit payer, mais avec notre plate-forme, c'en est fini car vous disposez d'une image nettement plus claire de l'endroit où un container n'a pas été enlevé ou est resté bloqué.'Dockflow continue de perfectionner sa plate-forme, mais a d'ores et déjà trouvé une vingtaine de clients. Nombre d'entre eux se situent autour du port d'Anvers, mais par leur intermédiaire, la jeune pousse s'est aussi fait connaître à l'étranger. 'Nous avons aujourd'hui des clients en Inde, au Canada et à Shanghai', affirme Van Ostaeyen. 'Nos ambitions sont donc à coup sûr internationales, mais d'abord, nous voulons occuper une position en vue tant en Belgique qu'aux Pays-Bas.'Et d'examiner aussi l'aspect financier: 'Nous avons réussi à nous en tirer par nous-mêmes grâce à des revenus tirés de la consultance, avant de nous tourner vers notre famille, nos amis et connaissances.' Il y eut alors les investissements de Fintro et de PMV, puis de The Birdhouse et de Belfius et, enfin, de deux business angels, à savoir l'indien Intercont et l'entrepreneur anversois Kris Kerremans (Inuits). Le tout a déjà rapporté 700.000 euros d'investissement. 'Il va de soi que nous sommes intéressés par du financement supplémentaire, mais d'abord, nous voulons faire avec ce que nous avons déjà recueilli. Ce n'est qu'au cours de l'année prochaine que nous rechercherons probablement encore du capital.'