'Absolument', affirme le co-fondateur de BitaGreen, Nahad Rezazadeh Helmi, lorsque nous lui demandons si son entreprise aurait pu aider à empêcher la catastrophe des inondations de cet été. 'Supposons en effet qu'une grande partie des surfaces bétonnées dans les communes sinistrées soit restée ouverte à une infrastructure verte. Cela aurait agi comme une éponge pour absorber une grande partie de ces chutes de pluie intenses: l'eau disparaît alors dans le sol, pour ne réapparaître ensuite que progressivement.'

Mise en oeuvre de plans de développement durables

Et c'est précisément là que BitaGreen souhaite intervenir: réduire la menace des inondations dans les zones urbaines en créant des espaces verts assurant un environnement plus sain et plus riche. Comment y arriver? 'Au moyen de données et de leur analyse', explique Helmi. 'Grâce à un outil SaaS, nous pouvons mesurer l'impact de l'infrastructure verte comme des parcs, des oueds et d'autres zones permettant l'écoulement de l'eau dans le cadre du plan hydrologique urbain. De plus, nous en analysons la valeur ajoutée pour les secteur public et privé de la ville.'

Ce faisant, la startup veut aider les administrations communales à mettre en oeuvre des plans de développement durables. 'Et si nous pouvons du coup aussi accroître la prise de conscience sociale à propos de la perméabilité aqueuse du sol, pourquoi pas?'

L'application en ligne de BitaGreen combine quatre progiciels différents. Ces derniers modélisent l'évacuation de l'eau dans une zone urbaine, contrôlent la qualité de l'eau et sont à même de prévoir une infrastructure écologique aux endroits adéquats. L'application examine aussi ce que tout cela signifie pour l'absorption de l'eau et du CO2, le risque d'inondation, la nuisance sonore éventuelle et les effets sur la biodiversité.

'De plus, nous nous livrons également à du travail de consultance dans les administrations communales, les sociétés de distribution d'eau et les firmes de consultance qui travaillent déjà pour les communes et qui veulent utiliser notre outil', poursuit Helmi. 'Nous nous trouvons il est vrai encore dans une phase de développement de notre produit, mais la fin est progressivement en vue. Nous peaufinons à présent un 'produit minimum viable' qui pourra être utilisé par les communes pour passer en revue leurs besoins. Après quoi, elles pourront nous demander de développer un plan hydrologique complet.'

Sacré potentiel

Le temps est donc venu de rechercher des clients. Pour l'instant, BitaGreen cible surtout les communes et les villes. 'Il y en a quelque 580 en Belgique, ce qui représente déjà un sacré potentiel', précise Helmi. 'Gand et Anvers ont par exemple de très vastes plans en matière de développement durable. Nous tentons donc de prendre contact avec elles dès maintenant pour y prendre part. En outre, nous comptons sur la publicité de type 'bouche-à-oreille' et sur nos relations dans le monde académique, afin d'explorer le marché. L'année prochaine, nous aimerions nous focaliser sur quatre projets sur une base de consultance et consacrer cet argent pour poursuivre le développement de notre outil.'

Car de l'argent, il en faut. Après un démarrage avec du capital FFF ('family, friends and fools') et un subside de VLAIO de 240.000 euros, BitaGreen recherche à présent quelque 400.000 euros de capital supplémentaire. 'Nous nous tournons surtout vers des business angels actifs dans un secteur pour lequel notre technologie peut s'avérer intéressante', conclut Helmi.

BitaGreen

Siège social: Leuven

Nombre d'associés: 2

Finances: à la recherche de 400.000 euros

Site web: BitaGreen.io

'Absolument', affirme le co-fondateur de BitaGreen, Nahad Rezazadeh Helmi, lorsque nous lui demandons si son entreprise aurait pu aider à empêcher la catastrophe des inondations de cet été. 'Supposons en effet qu'une grande partie des surfaces bétonnées dans les communes sinistrées soit restée ouverte à une infrastructure verte. Cela aurait agi comme une éponge pour absorber une grande partie de ces chutes de pluie intenses: l'eau disparaît alors dans le sol, pour ne réapparaître ensuite que progressivement.'Et c'est précisément là que BitaGreen souhaite intervenir: réduire la menace des inondations dans les zones urbaines en créant des espaces verts assurant un environnement plus sain et plus riche. Comment y arriver? 'Au moyen de données et de leur analyse', explique Helmi. 'Grâce à un outil SaaS, nous pouvons mesurer l'impact de l'infrastructure verte comme des parcs, des oueds et d'autres zones permettant l'écoulement de l'eau dans le cadre du plan hydrologique urbain. De plus, nous en analysons la valeur ajoutée pour les secteur public et privé de la ville.'Ce faisant, la startup veut aider les administrations communales à mettre en oeuvre des plans de développement durables. 'Et si nous pouvons du coup aussi accroître la prise de conscience sociale à propos de la perméabilité aqueuse du sol, pourquoi pas?'L'application en ligne de BitaGreen combine quatre progiciels différents. Ces derniers modélisent l'évacuation de l'eau dans une zone urbaine, contrôlent la qualité de l'eau et sont à même de prévoir une infrastructure écologique aux endroits adéquats. L'application examine aussi ce que tout cela signifie pour l'absorption de l'eau et du CO2, le risque d'inondation, la nuisance sonore éventuelle et les effets sur la biodiversité.'De plus, nous nous livrons également à du travail de consultance dans les administrations communales, les sociétés de distribution d'eau et les firmes de consultance qui travaillent déjà pour les communes et qui veulent utiliser notre outil', poursuit Helmi. 'Nous nous trouvons il est vrai encore dans une phase de développement de notre produit, mais la fin est progressivement en vue. Nous peaufinons à présent un 'produit minimum viable' qui pourra être utilisé par les communes pour passer en revue leurs besoins. Après quoi, elles pourront nous demander de développer un plan hydrologique complet.'Le temps est donc venu de rechercher des clients. Pour l'instant, BitaGreen cible surtout les communes et les villes. 'Il y en a quelque 580 en Belgique, ce qui représente déjà un sacré potentiel', précise Helmi. 'Gand et Anvers ont par exemple de très vastes plans en matière de développement durable. Nous tentons donc de prendre contact avec elles dès maintenant pour y prendre part. En outre, nous comptons sur la publicité de type 'bouche-à-oreille' et sur nos relations dans le monde académique, afin d'explorer le marché. L'année prochaine, nous aimerions nous focaliser sur quatre projets sur une base de consultance et consacrer cet argent pour poursuivre le développement de notre outil.'Car de l'argent, il en faut. Après un démarrage avec du capital FFF ('family, friends and fools') et un subside de VLAIO de 240.000 euros, BitaGreen recherche à présent quelque 400.000 euros de capital supplémentaire. 'Nous nous tournons surtout vers des business angels actifs dans un secteur pour lequel notre technologie peut s'avérer intéressante', conclut Helmi.