Les contrats, qui avaient été conclus notamment avec Google, Microsoft, Amazon, la firme de surveillance américaine Palantir et une entreprise AI anglaise appelée Faculty, ont été publiés par l'organisation openDemocracy. Cette publication succède à une requête 'freedom of information', qui contraint les autorités à rendre public tout ce qui touche à l'intérêt public.

Au début de la crise du corona, le gouvernement britannique a conclu des accords avec les firmes technologiques susmentionnées, afin de créer notamment des modèles 'data' dans la lutte contre l'épidémie. Cela fait cependant surgir la question de savoir si d'importantes quantités de données de patients du NHS, à savoir les soins de santé nationaux britanniques, ont été transférées à des acteurs commerciaux.

OpenDemocracy et le bureau d'avocats Foxglove écrivent dans un communiqué posté sur un blog que les contrats initiaux conféraient aux firmes technologiques un droit sur la propriété intellectuelle des données des patients, et l'autorisation de créer des modèles propres sur base de ces données pour faire ultérieurement rentrer de l'argent dans leurs caisses. Selon le gouvernement britannique, un amendement a entre-temps été ajouté aux contrats, en vue de renforcer les conditions, même si l'amendement même n'a pas encore été rendu public.

Reste à savoir ce que les entreprises concernées tireront encore de ces contrats, si elles ne reçoivent plus de données. Le contrat conclu avec Google stipule par exemple que le géant technologique fournira des services à partir du 1er mars et ce, à titre gratuit. Quant au contrat signa avec Palantir, il évoque également des services à fournir entre le 12 mars et le 11 juin et ce, contre paiement d'une livre britannique.

Plate-forme de données

En mars, le gouvernement britannique avait annoncé la création d'une plate-forme de données axée sur le covid-19, pour laquelle il allait collaborer avec une série de géants technologiques. Parmi ceux-ci, on trouve entre autres Google, Microsoft et Amazon Web Services, mais aussi Faculty, une firme AI britannique considérée comme la force motrice de la victoire de 'Leave UK' lors du scrutin du Brexit. Palantir en faisait aussi partie. Cette entreprise est surtout connue pour son logiciel de surveillance policière.

Le manque de transparence de cette plate-forme, ainsi qu'à propos de ce qui serait fait avec les données en question, généra des critiques et la requête d'informations légales susmentionnée. La Grande-Bretagne dispose d'un système national de soins de santé auquel quasiment tout le monde est connecté. Les négociations portant sur les données de santé de pratiquement tous les citoyens sont donc un thème très sensible Outre Manche.

Les contrats, qui avaient été conclus notamment avec Google, Microsoft, Amazon, la firme de surveillance américaine Palantir et une entreprise AI anglaise appelée Faculty, ont été publiés par l'organisation openDemocracy. Cette publication succède à une requête 'freedom of information', qui contraint les autorités à rendre public tout ce qui touche à l'intérêt public.Au début de la crise du corona, le gouvernement britannique a conclu des accords avec les firmes technologiques susmentionnées, afin de créer notamment des modèles 'data' dans la lutte contre l'épidémie. Cela fait cependant surgir la question de savoir si d'importantes quantités de données de patients du NHS, à savoir les soins de santé nationaux britanniques, ont été transférées à des acteurs commerciaux.OpenDemocracy et le bureau d'avocats Foxglove écrivent dans un communiqué posté sur un blog que les contrats initiaux conféraient aux firmes technologiques un droit sur la propriété intellectuelle des données des patients, et l'autorisation de créer des modèles propres sur base de ces données pour faire ultérieurement rentrer de l'argent dans leurs caisses. Selon le gouvernement britannique, un amendement a entre-temps été ajouté aux contrats, en vue de renforcer les conditions, même si l'amendement même n'a pas encore été rendu public.Reste à savoir ce que les entreprises concernées tireront encore de ces contrats, si elles ne reçoivent plus de données. Le contrat conclu avec Google stipule par exemple que le géant technologique fournira des services à partir du 1er mars et ce, à titre gratuit. Quant au contrat signa avec Palantir, il évoque également des services à fournir entre le 12 mars et le 11 juin et ce, contre paiement d'une livre britannique.En mars, le gouvernement britannique avait annoncé la création d'une plate-forme de données axée sur le covid-19, pour laquelle il allait collaborer avec une série de géants technologiques. Parmi ceux-ci, on trouve entre autres Google, Microsoft et Amazon Web Services, mais aussi Faculty, une firme AI britannique considérée comme la force motrice de la victoire de 'Leave UK' lors du scrutin du Brexit. Palantir en faisait aussi partie. Cette entreprise est surtout connue pour son logiciel de surveillance policière.Le manque de transparence de cette plate-forme, ainsi qu'à propos de ce qui serait fait avec les données en question, généra des critiques et la requête d'informations légales susmentionnée. La Grande-Bretagne dispose d'un système national de soins de santé auquel quasiment tout le monde est connecté. Les négociations portant sur les données de santé de pratiquement tous les citoyens sont donc un thème très sensible Outre Manche.