La fin du roaming est certes une bonne nouvelle pour le consommateur, qui n'aura plus de frais supplémentaires pour téléphoner à l'étranger, mais les opérateurs verront leurs revenus de ce poste fortement baisser.

"L'impact sur les résultats de l'entreprise est important", a indiqué Dominique Leroy. "Nous espérons néanmoins que les coûts seront compensés par une augmentation des volumes." On peut en effet prévoir que les consommateurs utiliseront davantage leur téléphone en dehors des frontières si les tarifs sont en baisse. "Une estimation des coûts pour Proximus est difficile, les 28 millions sont un niveau maximal de perte", a précisé la CEO.

L'une des craintes principales des opérateurs est de voir les utilisateurs acheter leur abonnement téléphonique dans un pays de l'Union européenne qui propose des tarifs très bas pour ensuite l'utiliser de chez eux, en roaming. La Roumanie est souvent citée, appliquant des tarifs planchers pour "un réseau de faible qualité", selon Mme Leroy.

Pour répondre à cette crainte, les autorités européennes préparent une directive sur une "utilisation raisonnable" du roaming ("fair use policy"). Les opérateurs seraient alors en mesure de limiter à un certain nombre de jours par an (Dominique Leroy évoque 45 à 60 jours) l'accès au roaming gratuit.

"Nous attendons cette décision importante pour la fin de l'année", a ajouté Dominique Leroy. (Belga/WK)

La fin du roaming est certes une bonne nouvelle pour le consommateur, qui n'aura plus de frais supplémentaires pour téléphoner à l'étranger, mais les opérateurs verront leurs revenus de ce poste fortement baisser. "L'impact sur les résultats de l'entreprise est important", a indiqué Dominique Leroy. "Nous espérons néanmoins que les coûts seront compensés par une augmentation des volumes." On peut en effet prévoir que les consommateurs utiliseront davantage leur téléphone en dehors des frontières si les tarifs sont en baisse. "Une estimation des coûts pour Proximus est difficile, les 28 millions sont un niveau maximal de perte", a précisé la CEO. L'une des craintes principales des opérateurs est de voir les utilisateurs acheter leur abonnement téléphonique dans un pays de l'Union européenne qui propose des tarifs très bas pour ensuite l'utiliser de chez eux, en roaming. La Roumanie est souvent citée, appliquant des tarifs planchers pour "un réseau de faible qualité", selon Mme Leroy. Pour répondre à cette crainte, les autorités européennes préparent une directive sur une "utilisation raisonnable" du roaming ("fair use policy"). Les opérateurs seraient alors en mesure de limiter à un certain nombre de jours par an (Dominique Leroy évoque 45 à 60 jours) l'accès au roaming gratuit. "Nous attendons cette décision importante pour la fin de l'année", a ajouté Dominique Leroy. (Belga/WK)