Une grande nouvelle technologique avait défrayé la chronique durant le printemps de 2014: la jeune pousse de Bruno Segers (ex-Realdolmen, ex-Microsoft), de Luc Buntinx et d'Isabelle Maenhout était déclarée en faillite. IrisPact, spécialisée en transactions sécurisées et cryptées sur les sites web et plates-formes mobiles, n'avait pas atteint son premier anniversaire. Des problèmes de transmission de brevet suite à une possible phase de financement américaine (il y avait eu une déclaration d'intention de 17,55 millions de dollars, ndlr) et le départ de Bruno Segers qui s'ensuivit, furent à la base de la faillite et ce, même si Luc Buntinx, qui avait mis à son nom le brevet de la technologie, avait toujours maintenu que ledit brevet n'était pas une fin en soi. Quoi qu'il en soit, la confiance des investisseurs fondit comme neige au soleil, et IrisPact mourut de sa belle mort. Luc Buntinx tenta bien ensuite un redémarrage sous l'appellation Scuye: "Avec Scuye, le consommateur devient le propriétaire de ses données et reçoit une part du gâteau publicitaire", confiait-il encore en mars 2015 à Data News.

Réflexion internationale

Buntinx fut du reste aussi l'un des pionniers dans notre pays en matière de bornes wifi avec l'entreprise Sinfilo, qui fut rachetée en 2013 par Telenet. Aujourd'hui, Buntinx décide de la jouer plus zen et a revendu fin décembre à HI10 son entreprise, dans laquelle est hébergé le brevet Scuyte. Le CEO Hans Van Es entend à présent insuffler une nouvelle vie à Scuye et a foi dans les nombreux use cases, comme il l'explique dans une interview accordée à Data News. "C'est une question de trouver les bons partenaires, en ce compris en matière d'investissement, de marketing et de vente. Nous ne nous focalisons que sur la consultance Java technique et la sécurité: il va de soi que nous avons donc besoin de partenaires pour pouvoir réaliser tous les use cases possibles. Il s'agit d'un brevet mondial. Pour moi, il est donc à coup sûr logique d'avoir une réflexion internationale", précise Van Es. Ces trois dernières années, HI10 a en tout cas déjà validé la technologie Scuye dans une Proof of Concept (PoC).

Poignées de main numériques

Le use case porté initialement en avant par IrisPact - être propriétaire de ses données sur Facebook par exemple - n'est qu'une application possible. "Le brevet introduit en fait PKI (Public Key Infrastructure, une solution de délivrance et de gestion de certificats numériques comme ceux utilisés par exemple aussi dans SSL, ndlr) dans le monde matériel, sans avoir recours à des puces ou à des processus numériques complexes. Placer un code QR avec la clé publique sur un objet suffit en principe pour mettre en oeuvre une poignée de main numérique de manière aisée et sûre", explique Van Es.

"Ce genre de code QR à clé publique peut par exemple aussi être imprimée dans un journal, afin de lier des applications et solutions numériques au papier", cite-t-il encore en exemple. Et ce n'est pas un hasard dans la mesure où De Persgroep Publishing - aujourd'hui DPG Media - est l'un des clients Java importants de HI10. ING et Eandis (pour un projet en matière de compteurs intelligents) font aussi appel aux consultants de HI10. Et on retrouve encore HI10 au sein de la Commission européenne en qualité de sous-traitant de vastes contrats-cadres existants.

HI10 a été fondée en septembre 2010 en tant qu'émanation de l'Universiteit Antwerpen. L'année dernière, l'entreprise devint l'une des Trends Gazellen, à savoir les entreprises à la croissance la plus rapide sur base des résultats d'exploitation de 2013 à 2017 inclus. Aujourd'hui, HI10 enregistre un chiffre d'affaires de quelque 1,4 million d'euros avec 25 consultants.

Une grande nouvelle technologique avait défrayé la chronique durant le printemps de 2014: la jeune pousse de Bruno Segers (ex-Realdolmen, ex-Microsoft), de Luc Buntinx et d'Isabelle Maenhout était déclarée en faillite. IrisPact, spécialisée en transactions sécurisées et cryptées sur les sites web et plates-formes mobiles, n'avait pas atteint son premier anniversaire. Des problèmes de transmission de brevet suite à une possible phase de financement américaine (il y avait eu une déclaration d'intention de 17,55 millions de dollars, ndlr) et le départ de Bruno Segers qui s'ensuivit, furent à la base de la faillite et ce, même si Luc Buntinx, qui avait mis à son nom le brevet de la technologie, avait toujours maintenu que ledit brevet n'était pas une fin en soi. Quoi qu'il en soit, la confiance des investisseurs fondit comme neige au soleil, et IrisPact mourut de sa belle mort. Luc Buntinx tenta bien ensuite un redémarrage sous l'appellation Scuye: "Avec Scuye, le consommateur devient le propriétaire de ses données et reçoit une part du gâteau publicitaire", confiait-il encore en mars 2015 à Data News.Buntinx fut du reste aussi l'un des pionniers dans notre pays en matière de bornes wifi avec l'entreprise Sinfilo, qui fut rachetée en 2013 par Telenet. Aujourd'hui, Buntinx décide de la jouer plus zen et a revendu fin décembre à HI10 son entreprise, dans laquelle est hébergé le brevet Scuyte. Le CEO Hans Van Es entend à présent insuffler une nouvelle vie à Scuye et a foi dans les nombreux use cases, comme il l'explique dans une interview accordée à Data News. "C'est une question de trouver les bons partenaires, en ce compris en matière d'investissement, de marketing et de vente. Nous ne nous focalisons que sur la consultance Java technique et la sécurité: il va de soi que nous avons donc besoin de partenaires pour pouvoir réaliser tous les use cases possibles. Il s'agit d'un brevet mondial. Pour moi, il est donc à coup sûr logique d'avoir une réflexion internationale", précise Van Es. Ces trois dernières années, HI10 a en tout cas déjà validé la technologie Scuye dans une Proof of Concept (PoC).Le use case porté initialement en avant par IrisPact - être propriétaire de ses données sur Facebook par exemple - n'est qu'une application possible. "Le brevet introduit en fait PKI (Public Key Infrastructure, une solution de délivrance et de gestion de certificats numériques comme ceux utilisés par exemple aussi dans SSL, ndlr) dans le monde matériel, sans avoir recours à des puces ou à des processus numériques complexes. Placer un code QR avec la clé publique sur un objet suffit en principe pour mettre en oeuvre une poignée de main numérique de manière aisée et sûre", explique Van Es."Ce genre de code QR à clé publique peut par exemple aussi être imprimée dans un journal, afin de lier des applications et solutions numériques au papier", cite-t-il encore en exemple. Et ce n'est pas un hasard dans la mesure où De Persgroep Publishing - aujourd'hui DPG Media - est l'un des clients Java importants de HI10. ING et Eandis (pour un projet en matière de compteurs intelligents) font aussi appel aux consultants de HI10. Et on retrouve encore HI10 au sein de la Commission européenne en qualité de sous-traitant de vastes contrats-cadres existants.HI10 a été fondée en septembre 2010 en tant qu'émanation de l'Universiteit Antwerpen. L'année dernière, l'entreprise devint l'une des Trends Gazellen, à savoir les entreprises à la croissance la plus rapide sur base des résultats d'exploitation de 2013 à 2017 inclus. Aujourd'hui, HI10 enregistre un chiffre d'affaires de quelque 1,4 million d'euros avec 25 consultants.