Il est question ici de ce qu'on appelle les 'deepfakes', des vidéos qui, à l'aide d'algorithmes, sont manipulées pour faire en sorte que la personne représentée sur telle ou telle vidéo dise ou fasse autre chose ou, dans des cas extrêmes, que la tête de cette même personne remplace impeccablement celle de quelqu'un d'autre (voire une autre manipulation encore). Même si elles sont encore relativement rares, elles ne sont parfois pas directement reconnaissables à l'oeil nu.

Facebook annonce à présent que ces vidéos trafiquées seront supprimées. Elle a pris cette décision dans le cadre de la lutte contre la désinformation dans l'optique des élections présidentielles américaines de novembre prochain.

Mais tous les hyper-trucages ne seront pas pour autant retirés. Les vidéos à des fins satyriques ou parodiques ne sont en effet pas concernées, pas plus que celles qui sont purement adaptées dans un but explicatif. Même l'ajustement d'une suite de mots sera accepté. La limite porte surtout sur le fait de savoir s'il s'agit d'une explication ou d'une tromperie.

Une vidéo comme celle-ci est clairement une parodie et ne devra pas être supprimée

En septembre déjà, Facebook annonçait qu'elle allait collaborer avec Microsoft, la BBC, AWS et des personnalités académiques pour identifier les vidéos trafiquées. En voilà donc un prolongement.

Indépendamment des scandales de confidentialité, Facebook a été ces derniers mois pointée du doigt pour ne pas avoir réagi, lorsque des politiciens diffusent des mensonges dans des annonces ou autres communiqués via la plate-forme. De son côté, l'entreprise avance l'argument qu'il appartient au citoyen de juger par lui-même et que les mensonges propagés par un politicien ont en soi aussi valeur d'actualité.

Après les précédentes élections présidentielles, l'entreprise avait également essuyé des critiques, parce qu'elle laissait passer trop facilement de fausses informations, comme par exemple des dates d'élections erronées ou des affirmations selon lesquelles le vote par SMS était toléré. Il en résulta une démotivation au niveau de certains groupes d'électeurs de voter correctement.

Il est question ici de ce qu'on appelle les 'deepfakes', des vidéos qui, à l'aide d'algorithmes, sont manipulées pour faire en sorte que la personne représentée sur telle ou telle vidéo dise ou fasse autre chose ou, dans des cas extrêmes, que la tête de cette même personne remplace impeccablement celle de quelqu'un d'autre (voire une autre manipulation encore). Même si elles sont encore relativement rares, elles ne sont parfois pas directement reconnaissables à l'oeil nu.Facebook annonce à présent que ces vidéos trafiquées seront supprimées. Elle a pris cette décision dans le cadre de la lutte contre la désinformation dans l'optique des élections présidentielles américaines de novembre prochain.Mais tous les hyper-trucages ne seront pas pour autant retirés. Les vidéos à des fins satyriques ou parodiques ne sont en effet pas concernées, pas plus que celles qui sont purement adaptées dans un but explicatif. Même l'ajustement d'une suite de mots sera accepté. La limite porte surtout sur le fait de savoir s'il s'agit d'une explication ou d'une tromperie.Une vidéo comme celle-ci est clairement une parodie et ne devra pas être suppriméeEn septembre déjà, Facebook annonçait qu'elle allait collaborer avec Microsoft, la BBC, AWS et des personnalités académiques pour identifier les vidéos trafiquées. En voilà donc un prolongement.Indépendamment des scandales de confidentialité, Facebook a été ces derniers mois pointée du doigt pour ne pas avoir réagi, lorsque des politiciens diffusent des mensonges dans des annonces ou autres communiqués via la plate-forme. De son côté, l'entreprise avance l'argument qu'il appartient au citoyen de juger par lui-même et que les mensonges propagés par un politicien ont en soi aussi valeur d'actualité.Après les précédentes élections présidentielles, l'entreprise avait également essuyé des critiques, parce qu'elle laissait passer trop facilement de fausses informations, comme par exemple des dates d'élections erronées ou des affirmations selon lesquelles le vote par SMS était toléré. Il en résulta une démotivation au niveau de certains groupes d'électeurs de voter correctement.