Lorsque Facebook annonça en janvier qu'elle n'acceptait plus aucune annonce en faveur des crypto-monnaies, l'entreprise ajouta aussitôt qu'il ne s'agissait pas d'une interdiction permanente. Facebook voulait surtout se donner du temps pour examiner comment traiter ce genre de publicité. Cinq mois plus tard, il faut croire qu'elle a trouvé une réponse.

Les crypto-plates-formes et autres entreprises qui veulent faire de la réclame pour des services liés aux crypto-monnaies, doivent désormais introduire une demande auprès de Facebook et attendre son agrément. La publicité en faveur des ICO (une sorte d'entrée en bourse numérique pour les startups) reste, elle, encore et toujours interdite. Ce type d'annonce est en effet souvent associé à des promotions trompeuses ou mensongères. Aucune réclame n'est encore et toujours pas tolérée non plus pour les options binaires permettant de spéculer sur le cours des crypto-monnaies.

Rob Leathern, product management director pour les publicités chez Facebook, écrit dans un communiqué posté sur son blog qu'en raison des restrictions, toutes les crypto-annonces ne seront pas acceptées: "Mais nous serons attentifs aux réactions, nous examinerons comment notre politique fonctionne et nous continuerons d'étudier le sujet, afin que nous puissions revoir notre position au bout d'un certain temps, si cela s'avère nécessaire."

Facebook voit du reste elle-même du positif dans la technologie sous-jacente aux crypto-monnaies. En mai, l'entreprise a ainsi créé un département de recherche sur les nouvelles applications de la chaîne de blocs ('blockchain'). Il est dirigé par David Marcus, l'ex-responsable final de Facebook Messenger.

Sur Twitter et Google, toutes les publicité en faveur des crypto-monnaies restent interdites.