La fille du patron de Huawei devient présidente du groupe technologique, une première

Meng Wanzhou. © Getty Images

Meng Wanzhou, la fille du fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, prendra pour la première fois la présidence tournante du groupe technologique chinois dès le mois d’avril. Un changement de situation qui pourrait accroître les tensions diplomatiques entre Pékin et Washington, puisqu’en 2018, Meng Wanzhou a été arrêtée au Canada à la demande des États-Unis, pour des soupçons de fraude bancaire. L’arrestation avait fait les choux gras de la presse à l’époque.

Agée de 51 ans, Meng Wanzhou est la directrice financière de Huawei. En 2018, la fille du milliardaire de Huawei a été arrêtée à Vancouver à la demande des États-Unis, qui la soupçonnaient d’avoir menti pour accéder au marché iranien en contournant les sanctions américaines. Elle aurait notamment induit en erreur la banque HSBC à ce sujet. La citoyenne chinoise a passé trois ans en résidence surveillée à Vancouver pendant qu’elle contestait juridiquement son extradition vers les États-Unis. Elle a finalement conclu un accord avec le ministère américain de la justice, à la suite duquel elle a pu retourner en Chine. Dans la foulée du retour de Meng Wanzhou, le régime chinois a rendu la liberté à deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, interpellés en Chine en décembre 2018.

Selon des sources proches du dossier, la nomination de Meng Wanzhou au poste de présidente met en branle le processus de succession de son père, âgé de 78 ans.

Fin janvier, plusieurs médias américains ont rapporté que les États-Unis envisageaient de couper complètement l’accès de Huawei aux fournisseurs américains, en raison des liens étroits du groupe technologique avec le gouvernement chinois. Selon les États-Unis, Huawei pourrait servir de couverture à l’espionnage chinois. L’équipementier chinois a fermement démenti toutes les accusations d’espionnage

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