L’imec sur le point de collaborer avec l’usine japonaise de puces d’IBM

© imec

Le centre de recherche imec et le fondeur de puces japonais Rapidus vont entamer une collaboration de longue durée en matière de puces gravées en 2 nanomètres.

Dans ce but, les deux partenaires viennent de signer un accord de collaboration, alias un Memorandum of Cooperation, durant la mission économique belge à Tokyo.

Les futures applications notamment dans les télécommunications, la mobilité et la médecine dépendront des puces perfectionnées, capables de traiter de manière à la fois rapide et économe en énergie d’énormes quantités de données. Ces puces plus puissantes sont équipées de transistors toujours plus petits. Actuellement, il s’agit en général de puces gravées en 5 nanomètres et progressivement en 3 nanomètres. La prochaine génération sera de 2 nanomètres.

Produire ces puces sophistiquées avec succès et à grande échelle représente un énorme défi technologique. Voilà pourquoi il n’y a guère de producteurs qui y parviennent. IBM a démontré en 2021 dans un laboratoire expérimental que c’était pourtant possible. Entre-temps, TSMC a également révélé vouloir en entamer le production d’ici 2025.

A cet égard, Rapidus est certes un nouveau venu dans le domaine, mais il bénéficie du soutien et des moyens d’IBM, des autorités nippones, de plusieurs acteurs locaux en vue et à présent aussi de l’imec. L’entreprise japonaise souhaite également démarrer la fabrication de puces gravées en 2 nanomètres à partir de 2025.

Il s’agit d’un projet à mener à bien en collaboration notamment avec NEC, Toyota, Sony, NTT, Softbank, Kioxia et la banque MUFG dans laquelle le gouvernement nippon et les entreprises concernées investiront 70 milliards de yens (soit 487 millions d’euros).

Production de masse grâce à l’imec

Le centre de recherche belge imec aidera Rapidus à implémenter la technologie nécessaire pour la production de masse des puces. C’est convenu ainsi dans l’accord de collaboration qui a été signé non seulement par l’imec et Rapidus, mais aussi par Yasutoshi Nishimura, le ministre japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie, et par le ministre-président flamand Jan Jambon.

‘Nous sommes particulièrement satisfaits de pouvoir étoffer encore notre collaboration avec l’écosystème japonais en matière de technologie des puces’, déclare Luc Van den hove, CEO de l’imec. ‘Pour soutenir Rapidus dans son intention de produire au Japon des puces de la génération des 2 nanomètres, nous pouvons faire valoir notre longue expérience dans le domaine de la technologie des puces perfectionnées et faire appel à notre écosystème mondial de partenaires au sein de l’industrie des semi-conducteurs. Nous sommes aussi très enthousiastes à l’idée de pouvoir accueillir Rapidus en tant que partenaire stratégique dans notre programme de recherche et développement.’

L’imec et Rapidus collaboreront également avec le ‘Leading-edge Semiconductor Technology Center (LSTC)’, une initiative japonaise de recherche et de développement de technologies de puces encore plus puissantes, actuellement en cours d’amorçage.

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