Le puits sans fond de la Commission européenne

Le puits sans fond de la Commission européenne

A une époque où la Commission européenne exige une politique budgétaire ultra-stricte des pays membres, cette même institution a dépensé ces 10 dernières années des centaines de millions d'euros dans un projet ICT mégalomane sans issue, SIS II. Qui plus est: de sérieuses questions se posent quant à l'utilité du système planifié. SIS II (l'acronyme de Schengen Information System II) est une banque de données de personnes et d'objets fichés, appelée à remplacer SIS I, qui était entré en vigueur en 1995 et qui avait été mis au point en compensation de la suppression des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen nouvellement créé à l'époque. Avec le lancement du projet SIS II en 2001, les pays de l'espace Schengen espéraient de nouvelles fonctionnalités (entre autres l'utilisation de données biométriques) et pouvoir ajouter les nouveaux pays membres. La Commission européenne devait diriger le projet. Ce fut le consortium HP-Steria qui se vit attribuer le contrat.


Atos Origin s'empare de Siemens IT Solutions & Services

Atos Origin s'empare de Siemens IT Solutions & Services

Le géant des services ICT Atos Origin débloque 850 millions d'euros (partiellement en actions et partiellement en espèces) pour acquérir la division ICT de Siemens, Siemens IT Solutions & Services (SIS). En échange, Siemens prend une participation de 15 pour cent dans Atos Origin pour une durée minimale de 5 ans. En outre, Atos Origin a décroché un contrat d'externalisation IT de sept ans chez Siemens, d'une valeur de quelque 5,5 milliards d'euros. Depuis des années déjà, il était évident que Siemens ne savait pas bien quoi faire avec sa division IT SIS. Après l'avoir mise en vente pendant quelque temps, l'entreprise avait décidé que l'IT était quand même importante pour le groupe Siemens, après quoi, fin 2009, l'entreprise changea à nouveau d'avis et décida de privatiser SIS.



L'arrêt de mort de la carte SIS une fois encore annoncé

L'arrêt de mort de la carte SIS une fois encore annoncé

L'INAMI va encore étendre le réseau CareNet existant pour les hôpitaux et les institutions d'assurance. L'objectif est de remplacer d'ici 2013 la carte SIS par le carte d'identité électronique (eID).