Ce robot tond l'herbe, arrache les mauvaises herbes et ramasse les petites branches

31/10/17 à 16:11 - Mise à jour à 17:05

Source: Datanews

Le robot tondeuse classique ? Il y a mieux, estime Toadi. Car le robot tondeuse intelligent que la start-up ouest-flamande s'appuie sur le principe de la voiture autonome, mais en un peu plus petit. Qui plus est, l'appareil ne se contente pas de tondre.

Ce robot tond l'herbe, arrache les mauvaises herbes et ramasse les petites branches

© toadi

Toadi est une spin-off de PegusApps, une start-up d'Anzegem qui développe des logiciels sur-mesure pour les grandes entreprises. "Nous intégrons très rapidement les nouvelles technologies, notamment en matière d'Internet des objets et d'intelligence artificielle, précise Wesley Lorrez (39 ans), qui a fondé l'entreprise en 2012. Nous mettons ces solutions à la portée des grandes entreprises pour lesquelles l'évolution technologique est parfois un peu trop rapide." PegusApps emploie désormais 20 collaborateurs et peut faire valoir dans son portefeuille de clients des noms comme Worldline, Renson et Picanol.

Dans le cadre de sessions de brainstorming, l'équipe de PegusApps recherche régulièrement de jeunes applis concrètes et innovantes. "C'est ainsi que nous sommes tombés sur les robots tondeuses de plusieurs constructeurs, explique Mike Slembrouck (38 ans). Qui constate que l'enthousiasme pour la génération actuelle d'appareils se révèle assez limité. "Il faut prendre en compte de nombreux éléments : installer le câblage, prévoir une station de chargement, etc. En outre, un tel robot tondeuse se bloque régulièrement ou finit pas détruire un jouet sur son chemin." D'aucuns évoquaient même des incidents avec de petits animaux.

Appareil intelligent

"Un tel robot tondeuse est l'exemple typique de technologie désuète, poursuit Wesley. Nous étions d'accord qu'il était possible de faire mieux. C'est ainsi que nous en sommes arrivés à Toadi, la première start-app officielle lancée par la spin-off PegusApps." Wesley et Mike ont planché durant plus d'un an sur le concept de Toadi. Le résultat est basé sur le principe de la voiture autonome. "Le robot tondeuse classique comprend un moteur, alimenté par une batterie, qui se déplace de manière aléatoire sur la pelouse, explique Mike. Mais Toadi fonctionne d'une manière totalement différente."

Toadi intègre un panneau solaire sur son capot et n'a dès lors pas besoin d'une station de chargement. De même, le câblage qui délimite son rayon d'action est superflu. Grâce à un scanner intègre, Toadi crée une carte 3D du terrain. Celle-ci lui renseigne l'endroit où le soleil brille - donc l'endroit le mieux approprié pour se recharger. "Toadi est intelligent, insiste encore Mike. Il connaît le jardin et est capable d'éviter les obstacles. Autre avantage majeur : Toadi distingue notamment les branches et les jouets. Au lieu de les écraser, il fait d'abord place nette."

Disponible sur commande

Le test pilote de l'appareil a été réalisé par 9 collaborateurs de PegusApps. Entre-temps, Wesley et Mike ont constitué une société spécifique pour Toadi. Et début septembre, le robot tondeuse était présenté. "Nous recherchons désormais des investisseurs pour développer l'entreprise, ajoute Wesley. Nous entendons commercialiser nous-mêmes Toadi." Pour ce faire, l'entreprise a opté pour un modèle organisationnel entièrement numérique, basé sur le principe du 'make to order'. La présentation du prototype a suscité beaucoup d'intérêt dans la presse et sur les médias sociaux, ce qui a permis d'enregistrer d'emblée une première dizaine de commandes.

Entre-temps, PegusApps poursuit son développement et de nouvelles start-apps devraient voir le jour. "Il n'est pas question de grandir à tout prix, insiste Wesley. Nous voulons trouver les bonnes personnes." Sachant que PegusApps se distingue notamment par sa culture d'entreprise. "Chacun travaille au départ de chez lui, à distance donc. Nous avons certes un bureau à Anzegem, mais qui ne sert qu'aux réunions. Nous offrons ainsi à nos collaborateurs la flexibilité de l'indépendant, mais la sécurité d'un contrat d'emploi."

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