1,1 million d'euros et un bureau à New York pour Argus Labs

28/04/14 à 09:25 - Mise à jour à 09:25

Source: Datanews

Argus Labs, la petite entreprise anversoise qui développe du software d'auto-apprentissage pour appareils mobiles, a encore récolté 400.000 euros en capital d'amorçage, ce qui porte son montant total à 1,1 million d'euros. Le starter ouvrira en outre bientôt un bureau à New York.

1,1 million d'euros et un bureau à New York pour Argus Labs

Argus Labs, la petite entreprise anversoise qui développe du software d'auto-apprentissage pour appareils mobiles, a encore récolté 400.000 euros en capital d'amorçage, ce qui porte son montant total à 1,1 million d'euros. Le starter ouvrira en outre bientôt un bureau à New York.

Il y a environ un an, Argus Labs avait déjà recueilli 500.000 euros auprès de quelques investisseurs bien connus (parmi lesquels le responsable de la stratégie de Samsung Electronics, Young Sohn).

Grâce à une récente injection de 400.000 euros (entre autres de Strike4, Nova Participations, Duval Union, Alain Vandenborne et du président du conseil d'administration Frank Maene), le montant total du capital d'amorçage s'établit à présent à 1,1 million d'euros.

Argus Labs a développé une technologie d'auto-apprentissage qui, sur base de capteurs et des données qui en sont issues, est capable de déterminer non seulement le contexte dans lequel se trouve l'utilisateur d'un appareil mobile, mais aussi son état d'âme. Initialement, cette technologie devait être utilisée dans l'appli 'Jini' développée en interne, mais cette piste a entre-temps été abandonnée.

"L'appli Jini fut une bonne expérience, mais nous avons dû rechercher une façon de gagner de l'argent", explique Filip Maertens, directeur d'Argus Labs. "Nous n'avons pu y arriver qu'en en créant un récit b2b et en recherchant des partenaires. Nous proposons maintenant notre plate-forme via une API à des tiers qui peuvent aussi mettre la main à la pâte."

Neuf fois sur dix, les candidats intéressés proviennent du secteur publicitaire, même s'il y a déjà aussi quelques plus petits projets dans le domaine fin tech.

"Le secteur publicitaire peut utiliser notre plate-forme comme instrument de 'pre targeting' pour des réseaux de pub et des plates-formes RTB", explique Maertens. "Lorsque vous connaissez le contexte de l'utilisateur et que vous pouvez ainsi lui présenter des messages et du feedback ciblés, le conversion rate (le pourcentage de réussite d'un message publicitaire) est nettement plus élevé."

"Quand vous n'avez dormi que trois heures, une entreprise qui utilise notre technologie, peut par exemple vous proposer de boire un Red Bull. Ou d'écouter dans la voiture de la musique qui déménage d'un artiste spécifique."

Selon Maertens, Argus Labs a entre-temps déjà trouvé pas mal de clients. "Les grands noms, je ne les ferai connaître que dans quelques semaines, mais nous préparons aussi un proof of concept avec Deezer, et un autre projet est en cours avec Dragintra (un fournisseur de solutions de gestion de flottes), ainsi qu'un autre avec Sign To Pay (un starter anversois actif en fin tech).

New York

Les ambitions d'Argus Labs ne sont pas minces car dans les prochains mois, son objectif est d'ouvrir un bureau à New York. "Initialement, nous pensions à la Silicon Valley, mais en réalité, New York est l'épicentre du secteur publicitaire. Il est donc préférable de travailler à partir de cette ville."

Par ailleurs, le bureau new-yorkais fera partie des projets inhérents à la phase de série A que l'équipe autour de Maertens est en train de finaliser. La petite entreprise entend encore récolter 2,5 millions d'euros supplémentaires, "mais nous ferons probablement mieux", s'attend le directeur. "Les négociations sont déjà bien avancées, mais je ne peux pas encore en dire plus."

L'argent provenant de la phase de série A sera utilisé notamment pour engager du personnel supplémentaire. Actuellement, Argus Labs occupe dix personnes fixes, mais qui devraient passer à 15 à court terme.

"Ecrivez-le: nous recherchons en urgence des spécialistes en artificial intelligence (AI), des mobile engineers et des data scientists. Si vous en connaissez, passez-moi un coup de fil!"

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