Le nouveau CIO est arrivé

06/01/11 à 12:11 - Mise à jour à 12:11

Source: Datanews

La pression sur le CIO (Chief Information Officer, aussi connu sous l'appellation ICT Manager) ne fait que croître. Le CIO est-il une espèce en danger?

Le nouveau CIO est arrivé

La pression sur le CIO (Chief Information Officer, aussi connu sous l'appellation ICT Manager) ne fait que croître. Le CIO est-il une espèce en danger?

Lorsque je consulte Wikipedia, je lis qu'une des causes importantes d'une espèce menacée est le "changement des facteurs environnementaux". La barre est toujours mise plus haut, et les attentes s'amplifient. Alors qu'avant, le CIO était le directeur des informaticiens, l'on attend bien plus que cela de lui aujourd'hui. Permettez-moi de passer en revue quelques-unes de ces attentes:

a) Le CIO en tant que figure centrale dans l'alignement avec le métier (business). La stratégie ICT doit être adaptée au métier. Business & ICT Alignment, Business Fusion. Personne ne me contredira. Le problème auquel l'ICT est confrontée, c'est que très souvent, les différents business units (centres de profit) ne sont eux-mêmes pas alignés entre eux. Un ancien proverbe dit: "L'on ne peut servir deux maîtres à la fois". Le défi à relever par le CIO, c'est d'atteindre un alignement tant horizontal que vertical.

b) Le CIO en tant que spécialiste marketing interne de son département ICT vis-à-vis du reste de l'organisation. Se concentrer sur ce qui se fait de bien et le rendre visible, c'est-à-dire pas seulement par "mail to all" des problèmes qui existent ou existaient. Un point d'attention permanent.

c) Le CIO en tant que responsable final de la réussite de tous les projets ICT. "Il n'y a pas de projets ICT, monsieur, mais seulement des projets business". Exact. Et cela a comme conséquence que tout au long du projet, des gens tant de l'ICT que du métier sont coresponsables de sa réussite. C'est tout un travail que d'y arriver.

d) Le CIO en tant que responsable final de la gestion optimale de toute l'infrastructure ICT. La complexité des environnements fait que c'est un véritable défi que d'avoir tout sous contrôle et d'optimaliser. La véritable expertise est rare et faire avec que l'on a, n'est pas une option à plus long terme.

e) Le CIO en tant que responsable final de l'amélioration continue des processus et des méthodes de travail propres à l'ICT. Nous devrons travailler différemment, car les anciennes méthodes ne seront en effet plus suffisantes. L'amélioration continue: pas un rêve, mais une nécessité.

f) Le CIO en tant que chef, que people manager et que change manager interne Le principal défi pour les prochaines années sur le plan du personnel sera de conserver les bons éléments. Notamment en les faisant évoluer dans de nouveaux contextes. Comment motiver les gens au changement? Quel changement apporter et quand?

g) Le CIO en tant que visionnaire. Du CIO, l'on attend qu'il nous donne une vision de la façon dont les nouvelles possibilités qui se présentent, peuvent être utilisées.

h) Le CIO qui est supposé avoir des notions de toutes ou du moins de la plupart des facettes de l'ICT. A mon avis, ce point n'est pas assez mis en avant dans la littérature ces derniers temps. Il convient de ne pas jeter le bébé avec l'eau de son bain.

i) Le CIO qui est supposé avoir des notions de toutes ou du moins de la plupart des facettes du métier. C'est essentiel pour fixer les priorités, mais aussi pour servir d'exemple à son équipe.

j) Le CIO qui est jugé sur sa contribution directe à la croissance du chiffre d'affaires. Une nouvelle vague sur le point de déferler. Tentez de l'anticiper.
Et j'en ai plus que probablement oublié un certain nombre. Je pense donc que je peux à juste titre qualifier le rôle du CIO comme la fonction de l'année 2011. 2010 a été une année charnière pour le CIO. 2011 sera celle du grand changement. Je souhaite à tous les CIO et à leurs collègues COO, CFO et CEO une année 2011 passionnante, collégiale et fructueuse.

Guido Van Humbeeck, senior partner AE

Cette opinion a été précédemment publiée dans le journal De Tijd

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