Ce ne sont pas uniquement le Capex et l'Opex qui définissent le choix entre cloud et sur site

Choisir entre une infrastructure sur site et le cloud n'est pas toujours évident. Certes, l'on-premise implique certains investissements, alors que dans le cloud, l'entreprise ne paie que ce qu'elle consomme. Mais en pratique, la différence entre Capex et Opex apparaît comme beaucoup moins évidente. En outre, d'autres facteurs entrent en ligne de compte. En effet, les entreprises ne choisissent pas uniquement en fonction des coûts.

Ce ne sont pas uniquement le Capex et l'Opex qui définissent le choix entre cloud et sur site

Dans les articles précédents de cette série, vous avez pu comprendre comment les entreprises font désormais le choix entre l'infrastructure sur site et le cloud. L'IT hybride s'est imposée comme le nouveau standard, le critère essentiel du choix étant l'approche pragmatique des entreprises. Chaque métier a en effet ses propres besoins spécifiques. Le " one size fits all " n'existe pas. Certes, l'aspect des coûts joue également un rôle dans le choix entre on-premise et cloud. En pratique, il semble toutefois qu'il ne s'agit pas là d'un exercice aisé.

Udo Würtz

Udo Würtz © Jan Locus

La difficulté réside notamment dans le fait que la structure de coûts de l'approche sur site et cloud ne peut se comparer d'égal à égal. " D'ailleurs, il apparaît souvent que le cloud n'est pas particulièrement bon marché ", affirme Udo Würtz, Chief Evangelist Data Center Business chez Fujitsu. " D'autres aspects interviennent en effet, que l'entreprise doit également prendre en compte. " Mais en l'occurrence aussi, l'approche pragmatique doit être privilégiée. " Reste qu'il est important de savoir que pour de très nombreuses applications, l'on-premise reste la piste la moins chère. "

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Udo Würtz, Chief Evangelist Data Center Business chez Fujitsu: " Pour de très nombreuses applications, l'on-premise reste la piste la moins chère. "

Gestion de centre de données plus réfléchie

" Nombre de nos clients -dans le secteur public - préfèrent ne pas opter pour le cloud public ", souligne Stijn Vandenhaute, IT & Services Manager chez Cipal Schaubroeck, un prestataire de services ICT pour les organismes publics. " Lorsque nous développons des applications pour le secteur public, nous les faisons tourner de préférence dans notre propre centre de données. La plupart des clients du secteur public préfèrent pour l'instant un fournisseur local (Trusted Cloud) au cloud public. " Ce choix s'explique largement par des raisons de sécurité. " C'est notamment le RGPD qui retient aujourd'hui l'attention ", poursuit Stijn Vandenhaute. " Les organisations sont davantage conscientes de l'importance des données qu'elles gèrent - et des conséquences qui en résultent sur le plan de la sécurité et de la vie privée. "

Stijn Vandenhaute

Stijn Vandenhaute © Jan Locus

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Stijn Vandenhaute, IT & Services Manager chez Cipal Schaubroeck: " La réduction des coûts est une chose, mais nous devons également rechercher des solutions d'infrastructure permettant de réduire le time-to-market des applications. "

Si elle opte pour une infrastructure sur site, l'entreprise peut encore choisir entre un datacenter traditionnel et une infrastructure convergée. A ce niveau également, l'analyse des coûts doit intervenir. Dans le stack traditionnel, les coûts opérationnels sont importants. Ce sont surtout la simplicité de déploiement, le monitoring, la gestion et le reporting qui entrent en ligne de compte. De même, les facteurs liés au matériel, comme l'électricité et le refroidissement, doivent être pris en considération. En revanche, l'infrastructure convergée s'appuie largement sur le logiciel, nécessite nettement moins de matériel et se révèle d'une gestion plus facile. Dès lors, les coûts opérationnels peuvent facilement être inférieurs de 25%. Ceci s'explique notamment par les possibilités offertes en matière de gestion du cycle de vie et de virtualisation du réseau et qui sont intégrées dans une infrastructure convergée. Celles-ci permettent d'avoir facilement un aperçu de l'infrastructure et de la gérer de manière efficiente.

Complexité et time-to-market réduits

" Il s'agit certainement d'un exercice intéressant ", estime Wim Heylen, Head Cloud-Native Platforms du Groupe KBC. " Mais pour nous, les infrastructures convergées et hyper-convergées ne sont nullement un but en soi. S'il est question d'une solution qui nous permet de réduire concrètement la complexité de l'infrastructure ou les coûts totaux, nous sommes certainement intéressés. "

Comme les besoins du marché évoluent constamment, la banque suit de près l'évolution des solutions d'infrastructure. Une approche qu'elle partage avec Cipal Schaubroeck.

" Nous opérons aujourd'hui dans un environnement assez classique ", explique Stijn Vandehaute. " Mais il va de soi que nous recherchons des solutions pour réduire la complexité et offrir à nos clients un environnement susceptible de permettre un time-to-market le plus court possible. "

Ce ne sont pas uniquement le Capex et l'Opex qui définissent le choix entre cloud et sur site

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